Fête du travail célébrée à Ziguinchor: Pape Mbaye Mady Sylla SG national du Sels/A avertit  » le SELS/A ne signera pas le pacte de stabilité sociale »

« Maintenant ce qu’il faut dire c’est que le SELS Authentique ne signera pas de pacte de stabilité sociale.bNous ne sommes pas pour nous pensons que pour faire balle à terre, la meilleure manière c’est véritablement c’est de régler le passif des accords. La meilleure manière c’est c’est de prendre en charge les nouvelles revendications que nous avons posées sur la table du gouvernement si les accords sont respectés, si les revendications que nous avons portées à la connaissance de l’autorité sont réglées, nous n’avons pas besoin de plier un protocole d’accords. Nous seront dans une école stable », a martelé Pape Mbaye Mady Sylla.
Il liste leurs revendications : « Elles portent sur le respect de l’arrêt de la cour suprême qui s’élève n lui a annulé l’arrêté portant proclamation des résultats des élections de représentation dans le secteur de l’éducation et de la formation m. Quand la cour suprême prend un acte en principe l’autorité ministérielle doit l’appliquer. Malheureusement jusqu’à ce jour, nous avons constaté que cette application là n’est pas encore effective. Ce qu’il faut savoir c’est que si on annule les résultats, l’arrêté qui proclame les résultats, tous les actes qui ont été pris dur la base de l’arrêté deviennent caduques. Et le G7 a été mis en place sur la base de l’arrêté. Cet arrêté devenu caduque nous ne reconnaissons plus le G7 comme groupe d’organisation qui représente donc les organisations syndicales que nous sommes ». La deuxième revendication porte sur la situation des décisionnaires. Il revendique au nom de son syndicat qu’elle n’a pas évoluée. « Ce que nous avons demandé SELS/Authentique, c’est la suppression du corps des enseignants décisionnaires. Et la fois dernière j’avais dit que cette revendication malheureusement a été mal portée par certaines organisations syndicales qui ont accepté la révision de certains décrets. Et en l’acceptant on accepte de manière implicite véritable le maintien du corps. Alors que nous demandons la suppression du corps. Pour nous il faut que justice soit rendue à cette catégorie d’enseignants qui souffrent quand elle est en activité, qui souffre que d elle est à la retraite. Nous avons vu et c’est une revendication qui est dans la plateforme. Ces enseignants-là donc des pensions de retraite qui sont très faibles. C’est pourquoi la troisième revendication porte sur la revalorisation de la pension de retraite des enseignants décisionnaires. Et le combat c’est nous qui devons le porter, parce que nous sommes tous des enseignants du NC des retraités potentiels », a t-il ajouté. La quatrième revendications porte sur le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans avec 05 ans en optionnel. » Parce que cette catégorie d’enseignants n’a pas pu avoir l’avantage d’être fonctionnaires parce qu’elle ne peut pass faire vingt-cinq années effectives de cotisations au niveau du FNR. Nous pensons que si nous leur accordons véritablement une dérogation de 05 ans, cela va leur permettre de faire des cotisations additionnelles pour pouvoir véritablement bénéficier d’une pension à la retraite qui sera versée par le FNR. Nous pensons également pour cette catégorie d’enseignants, on doit élargir les imputations budgétaires à eux. Ils en bénéficient quand ils sont en activité, à la retraite ils ne peuvent plus se soigner parce qu’ils ne peuvent plus bénéficier de ce document vital pour nous ». Il y’a également une autre revendication qui porte sur le recrutement. » Nous avons vu et Saluons les efforts importants que le gouvernement a fait. Parce que nous sommes une organisation quand-même très responsable. Le gouvernement a recruté 4000 par voie de concours, ils sont entrain d’être formés dans les centres dédiés. Il en a recruté 2000 donc c’est un recrutement spécial mais pour ça il y’a des choses à faire. Parce que nous pensons que le recrutement spécial ne s’est pas passé dans la grande transparence. Parce qu’il y’a les diplômés des enseignants certifiés qui ont un CEAP, un CAP, sui ont moi s de trente cinq ans, qui ont été laissés en rade au profit de bacheliers et nous pensons que l’enseignement est un métier et un métier ça s’apprend. On ne peut pas quand-même dans un contexte où on parle de revalorisation du statut de l’enseignant mais se permettre de mettre dans les classes des enseignants qui n’ont pas de métier. Je pense qu’également c’est une erreur qu’il corriger je pense sans délai », a t-il fustigé.
Le SG national du SELS/a parlé aussi de la sur imposition des rappels des enseignants.  » C’est la raison pour laquelle, la revendication c’est l’abattement des impôts sur nos rappels. Nous avons des enseignants qui ont reçu comme rappels sept (07) millions et qui ont perdu trois millions cinq cent mille francs (3.500 000 f ) comme impôts. Alors qu’en réalité les rappels c’est de l’argent sui a été agrégé du fait des lenteurs administratives. Donc ils souffrent deux fois, ils souffrent des lenteurs mais ils souffrent également de la surimposition. Nous pensons qu’il va falloir aller dans le sens véritablement de réviser ces impôts pour leur permettre d’avoir des sommes assez intéressantes, qui vont leur permettre de pouvoir mettre en oeuvre des projets. Les enseignants ne comptent que dur leur rappels pour pouvoir concrétiser leurs projets. Il y’a la résorption des abris provisoires et a salué également l’annonce qui a été faite par le Premier Ministre à savoir qu’il va mettre en place un dispositif qui va lui permettre de réduire de manière considérable ces abris. Mais au nom de l’équité sociale et au nom de l’équité territoriale tous les enfants du Sénégal doivent être mis dans les mêmes conditions de travail. Toutes les communes du Sénégal ont besoin d’avoir des écoles de qualité. Nous pensons que nous devons aller dans le sens de régler définitivement ces problèmes », a t-il déclaré.
Il finit : »Nous avons parlé maintenant des chargés de cours qui sont des enseignants qui ont été affectés au niveau des lycées et collèges où ils font un travail de professeurs. Et la législation dit au bout de deux ans en principe d’activités ils doivent être mis en position de stage. Donc il faut véritablement les former, pour leur permettre d’avoir les diplômes sui leur permettent de sortir de la précarité et d’être reclassés dans les corps PCMG et de PES ».
Seydou Sané, inspecteur de l’éducation et de la formation, président du Casa-sports, parrain de cette cérémonie soutient ne pouvoir s’empêcher toujours d’apporter don soutien au développement de l’éducation de manière générale. Mais de manière particulière à partager des moments comme le 1er Mai, avec les syndicalistes pour montrer leur apport dans le développement de l’éducation au niveau local mais eu niveau national.  » Ça me réconforte davantage parce qu’on parle de non violence au niveau scolaire quend bien même je l’ai dit la non violence est aujourd’hui dans tous les secteurs. Si chaque compartiment de la société apportait son soutien pour rectifier, pour apporter des correctifs, je pense qu’on serait dans un Sénégal non violent », a t-il dit avant de louer le choix du thème.
Il rassure qu’on va éradiquer la violence mais que ça ne sera pas facile avant de préciser que les composantes de l’éradication de cette non violence ne sont pas seulement dans le système scolaire.  » Les gens s’ils sont violents dans la société ça va se répercuter forcément au niveau q de l’école sui est une micro société. S’il y’a des éléments exogènes qu’on ne maîtrise pas à l’école, même du l’école travaillait à installer la non violence, tant qu’au niveau la société, les parents, les parents d’élèves, les autres membres de la communauté, les leaders ne participent pas à lutte contre la violence, on retombera toujours dans le même travail ». Ce n’est pas seulement une lutte pour les éducateurs, les enseignants mais c’est une combinaison de lutte. Que toutes les sources de violences soient identifiées, et chacun à son niveau puisse apporter les rectificatifs nécessaires répertoriés au niveau de la société puissent se répercuter au niveau de l’école. Sans cela, on va toujours parler de non violence à l’école mais si l’enfant retourne dans la société et qu’il d vienne violent c’est une perte de temps. Il demande aux tous de continuer la réflexion même s’il reconnait que ça ne va pas être facile mais c’est pas impossible. » J’ai espoir aujourd’hui avec les nouvelles autorités avec l’engagement des syndicalistes, avec l’engagement des uns et des autres qu’on va arriver à une société non violente », a t-il conclu.

          Ibrahima GOUDIABY