« Pourquoi elle doit piétiner les intérêts des populations pour pouvoir renflouer les caisses de l’Etat du Sénégal »
Ont déploré les acteurs de la filière après avoir effectué une tournée au PAM et à Djifanghor, ce Jeudi 19 Juin 2025. En prélude à leur rencontre avec la douane prévue ce vendredi, ils ont fait face à la presse. Ce, pour informer l’opinion nationale et internationale disent-ils de ce qui se passe à Ziguinchor. Plus précisément dans le cadre de la commercialisation de la filière anacarde. « Il s’est trouvé que depuis lors tous les acteurs ont subi une taxe de plus qui consiste à payer 42.000 FCFA la tonne. Ce qui est très compliqué pour les acteurs. Donc en réalité nous pouvons pas supporter cette somme. Or depuis que la campagne a démarré, nous payions 5000 FCFA, donc c’était une façon pour nous de montrer à tout le mois nde que nous avons arrêté les activités et que vraiment nous attendons ce qui sortira de notre discussion avec la douane et l’Etat du Sénégal, pour voir effectivement quelle est la conduite à tenir par rapport à cette campagne », a déploré Demba Diémé président du cadre régional de concertation filière anacarde de Ziguinchor le porte parole.
Il a tenu à préciser que cette suspension est effective, que les conteneurs sont en arrêt, les véhicules qui amenaient les noix de la profondeur à Ziguinchor sont plus entrain de transporter les noix. « Les acheteurs ont arrêté, les producteurs sont entrain d’attendre toujours des acheteurs et ils n’ont pas réussi à en trouver. Donc les magasins si t fermés, on considére que l’arrêt est effectif et il y’a une satisfaction par rapport à ça m », a t-il averti.
Selon lui des explications ont été données, que eux les acteurs ont compris non sans préciser: » On ne peut pas vouloir mobiliser les moyens pour les caisses de l’Etat et en même temps tuer les producteurs sénégalais. Nous considérons que s’ils prennent 5000 FCFA par tonne ça va en même temps arranger les producteurs et en même temps l’Etat du Sénégal. Mais s’ils prennent les 42.000 FCFA, il y’aura même pas de campagne, parce que les producteurs n’auront pas d’acteurs qui viendront acheter le produit. Parce que ces acteurs là ces contrats qu’ils ont ne répondent pas avec les taxes de 42.000 FCFA la tonne », a t-il martelé. Et de tonner, qu’en réalité si tout un chacun parmis eux prend les risques de faire ces opérations, il aura des problèmes avec les banques. « Parce que l’argent avec lequel nous travaillons c’est l’argent des banques. Nous travaillons non seulement pour avoir des bénéfices mais aussi pour payer les banques et leurs taux d’intérêt. Donc tous les acteurs se sont sacrifiés pour aller emprunter de l’argent afin de travailler tranquillement. Ce sont des créateurs d’emplois, des jeunes qui ont créé des entreprises et des Sénégalais qui sont entrain de travailler avec les producteurs sénégalais avec des producteurs sénégalais. Nous ne comprenons pas ce que cela veut dire mais comme ce Vendredi nous aurons une rencontre, nous allons écouter l’autorité, pour qu’elle nous dise ce qu’elle fait, pourquoi elle le fait », a t-il à nouveau dénoncé. Monsieur Demba Diémé et ses pairs se sentent vraiment très bousculés et surpris à la fois. « Pourquoi elle doit piétiner les intérêts des populations pour pouvoir renflouer les caisses de l’Etat du Sénégal. Si l’Etat a de l’argent et les populations n’ont rien est-ce que ça va aller le pays n’ira nulle part. Je crois qu’il faut un équilibre par rapport à ça. Que les populations puissent avoir quelque chose l’état aussi puissent avoir quelque chose. En réalité les 5000 par tonne pourront permettre à l’état d’avoir quelque chose et le reste on laisse aux producteurs. Parce qu’il ne faut pas oublier que nous avons un état que nous avons élu pour qu’ensemble avec les populations qu’on puisse régler les véritables questions de développement du Sénégal », a t-il conclu.

Ibrahima GOUDIABY