Ziguinchor étrenne les nouveaux locaux de si Contrôle Régional des Finances

Le Ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba apporte des réponses aux sujets qui agitent l’actualité du pays mais de son département plus précisément

Le Ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba, a procédé à l’inauguration des nouveaux locaux du Contrôle Régional des Finances (CRF) de Ziguinchor ce Jeudi 19 Juin 2025 audit CRF. Un nouvel édifice symbole tangible de la modernisation de l’administration financière sénégalaise. Une occasion pour lui de revenir sur des sujets qui agitent l’actualité du pays mais de son département plus précisément. Car a t-il indiqué les citoyens ont droit à une information juste, rigoureuse et transparente.
Sur la situation relative à la dette, il dit qu’ils ont vu circuler dernièrement des chiffres et interprétations erronées, évoquant une dette cumulée sur 2024-2025, où une prétendue utilisation inappropriée des ressources de l’Etat. A ce sujet, il a tenu à préciser trois choses. « Que le gouvernement conduit une politique d’endettement responsable, cohérente et conforme à nos engagements internationaux. Deuxièmement que les ressources mobilisées servent prioritairement à soutenir l’investissement productif. Au développement des infrastructures et à la transformation de notre économie conformément aux priorités de l’agenda national de transformation. Et enfin en toutes circonstances, le gouvernement agit avec responsabilité et transparence pour préserver la soutenabilité de la dette et la confiance de nos partenaires techniques et financiers. Cette approche s’inscrit dans un cadre de gestion des risques avec pour objectif constant de renforcer la résilience de notre économie », a t-il apporté des éclaircissements.
Sur la relation avec le FMI ( Fonds Monétaire International), il déclare qu’après la constatation d’écart significatif entre les informations budgétaires et comptables officiellement communiquées sur la période 2019 à 2024, et les résultats de l’audit de la cours des comptes, le FMI, en accord avec le gouvernement a suspendu temporairement les décaissements au titre de l’accord de prêt conclu en 2023 avec le régime précédent. « Cette suspension vise à permettre une évaluation approfondie des causes et de la portée de la communication d’informations budgétaires et comptables inexactes. Les deux parties ont convenu d’entamer par la suite des négociations en faveur d’un n nouveau programme sur la base de la situation réelle des finances publiques, ressortie du rapport de la cours des comptes. Ce nouveau programme économique et financier élaboré à l’initiative de l’Etat du Sénégal à partir de la vision Sénégal 2050 du Master plan et de la stratégie nationale de développement qui est le programme quinquennal de l’agenda national de transformation vise à restaurer le crédibilité de la gouvernance financière publique », a t-il affirmé. Mais d’ajouter que ce programme devra remédier aux causes profondes des insuffisances de la gestion budgétaire et comptable relevée dans le rapport de la cours des comptes. Mais aussi définir une nouvelle trajectoire des finances publiques tenant compte des risques liés au niveau endettement public. « En outre le FMI continue d’apporter au Sénégal, un appui technique dans des domaines clés tels que la mobilisation des recettes, la gestion des investissements publics ou la réforme du secteur de l’énergie », a t-il pesté.
Sur la loi de finance rectificative, la préparation de la loi de finance rectificative se poursuit dans le respect des procédures et exigence de sincérité budgétaire, à l’en croire. « Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuel qu’on appelle communément DPBEP sur la période 2026-2028, et qui encadre le dialogue avec le parlement a été adopté hier en conseil des ministres et conformément au calendrier qui est prévu. Ce document sera déposé très prochainement à l’Assemblée Nationale pour permettre l’organisation du débat d’orientation budgétaire dans les délais légaux ».
Il a tenu également à souligner le caractère inclusif de cette démarche. « Marquée par l’implication de la société civile dans toutes les étapes du processus. Cela conforte notre volonté d’inscrire l’action publique dans une dynamique de transparence, la redevabilité et la participation citoyenne au processus budgétaire « .

            Ibrahima GOUDIABY