Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdourahmane Diouf, a présidé à Kaolack, le lancement officiel des travaux de la première édition du Forum des métiers, de l’emploi et l’entreprenariat. Ce forum de trois (3) jours, est une initiative de l’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima Niass (USSEIN), en partenariat avec l’Université du numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) avec l’appui du projet PEA PETTAL, financé par l’Agence française de développement et du programme FORCE-N, financé par la Fondation MasterCard. A cet occasion, le ministre a salué la démarche de ces deux institutions jeunes mais déjà dynamiques et ambitieuses ; l’USSEIN, première université thématique du Sénégal à vocation agricole et de l’UNCHK, pionnière dans l’utilisation de la technologie habilitante qu’est le numérique dans l’enseignement supérieur au Sénégal. « Toutes deux, elles ont pris la pleine mesure de l’enjeu de rapprocher l’université du monde du travail, de renforcer les passerelles entre la formation et l’emploi, entre le savoir et la compétence. Je m’en réjouis d’autant plus que c’est une démarche qui s’inscrit pleinement dans la dynamique de la « Vision Sénégal 2050, Agenda national de Transformation » qui place le capital humain au cœur du développement. Le secteur de l’Éducation y occupe une place de choix, notamment la recherche et l’Innovation, alignées à l’axe 1 « Économie compétitive » et à l’axe 2 « Capital humain, équité sociale » a déclaré M. Abdourahmane Diouf. Il a ajouté que les autorités actuelles ont compris que construire une nation souveraine, juste et prospère, c’est avant tout investir dans une jeunesse bien formée, bien encadrée et bien insérée dans l’économie nationale, voire mondiale. « Le défi de l’employabilité des diplômés, en particulier des jeunes, est au cœur des préoccupations du gouvernement du Sénégal. Dans un contexte de mutations économiques et technologiques rapides, nos universités doivent être des moteurs d’innovation, de création d’emplois et de transformation structurelle de notre économie. L’enseignement supérieur est aujourd’hui résolument engagé, orienté vers l’insertion des jeunes avec l’élargissement des offres de formations professionnalisantes, l’implantation d’incubateurs d’entreprises au sein des universités pour appuyer les étudiants porteurs de projets d’entreprise. Les universités du 21e siècle ne peuvent plus se contenter de transmettre des connaissances théoriques mais doivent aussi former des citoyens créatifs, responsables, capables d’innover et de créer leur propre emploi, notamment à travers l’entrepreneuriat. C’est dans ce sens que mon département a engagé plusieurs réformes majeures, parmi lesquelles : le renforcement de l’adéquation formation-emploi par la révision des curricula en lien avec les besoins territoriaux et les chaînes de valeur prioritaires, notamment le numérique; le développement de l’entrepreneuriat étudiant, avec des dispositifs d’accompagnement, d’incubation et de financement, à l’image des ISEP avec le projet Enseignement supérieur » a t’il ajouté.
Ainsi l’ouverture de cet forum a réuni les enseignants et chercheurs des différentes universités, les étudiants, le directeur du CROUS SS, le recteur, le représentant de la famille du parrain El Hadji Ibrahima Niass ainsi que les parties prenantes.
Khadija Sene (correspondante)