Des militants de et alliés de l’Alliance Pour la République (APR) ont organisé une marche pacifique à Saint-Louis pour demander la libération de Mansour Faye, maire de la ville, ainsi que d’autres figures du parti actuellement en détention. Vêtus de t-shirts blancs et d’écharpes rouges, les manifestants ont parcouru les rues principales de la ville, brandissant des pancartes et scandant des slogans dénonçant ce qu’ils considèrent comme une répression ciblée à l’encontre de leurs responsables politiques.
Plusieurs responsables de l’APR, parmis eux l’ancien ministre des forces armées Augustin Tine, celui de la jeunesse Pape Malick Ndour, l’ancien président de l’Assemblée nationale et actuel maire de Richard-Toll Amadou Mame Diop, le maire de Kaffrine Abdoulaye Seydou Sow et Yaya Ly du parti socialiste sans oublier l’honorable députée Aminata Guéye et Lamine Ndiaye adjoint au maire de Saint-Louis, ont pris part à cette marche pacifique autorisée par le préfet de Saint-Louis. A cette occasion la militante Aminata Guéye a tenu à rappeler les engagements du pouvoir actuel : « Des promesses avaient été faites concernant la suppression des articles 80 et 254 du Code pénal. Ces textes sont perçus comme des menaces pour les libertés individuelles, mais aucun changement concret n’a été observé », a déclaré Aminata Gueye, réclamant la libération de Mansour Faye, Farba Ngom, Moustapha Diop, Moustapha Diakhaté, Tahirou Sarr, Assane Diouf et Abdou Nguer.
Pour sa part , l’ancien ministre des forces armées et maire de Fandène, Augustin Tine, a estimé que l’incarcération de Mansour Faye relevait de considérations politiques : « Sa détention ne repose pas sur des faits graves, mais sur des calculs. Nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à sa libération », a-t-il affirmé. De son côté, Hamidou Anne a appelé les jeunes à rester mobilisés : « Je demande à la jeunesse de Saint-Louis de rester engagée pour la défense de ses droits dans un cadre démocratique ». A-t-il laissé entendre.
Enfin, Amadou Mame Diop a contesté les accusations pesant sur les responsables de l’APR et a mis en cause la gestion actuelle du pouvoir. « Les détentions actuelles sont perçues comme des décisions politiques. Nous appelons à plus d’équité dans le traitement des dossier », a-t-il lancé
Adama Sall (correspondant)