Face à la crise socialeL’UDS/A demande des réponses fortes du pouvoir

L’Union pour le Développement du Sénégal / Authentique (UDS/A) appelle les autorités à recentrer leurs priorités sur les urgences économiques et sociales du pays. Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, le parti considère que l’affaire dite Sweet Beauté, dans laquelle Ousmane Sonko avait été condamné par la justice en 2023, est aujourd’hui définitivement refermée par la volonté populaire.

« La justice l’a condamné, le peuple l’a élu »

Pour l’UDS/A, les résultats des dernières élections – la présidentielle de mars 2024 et les législatives de novembre – ont rendu un verdict politique sans équivoque. « La justice l’a condamné, le peuple l’a élu », rappelle le parti, soulignant que l’élection de Bassirou Diomaye Faye avec 54 % des voix, combinée au plébiscite d’Ousmane Sonko aux législatives, témoigne d’un choix souverain du peuple sénégalais.

Selon l’UDS/A, cette légitimation populaire équivaut à une clôture “morale, légitime et définitive” de l’affaire. Il est temps, estime le parti, de dépasser les polémiques pour répondre aux attentes concrètes des citoyens.

Des attentes fortes dans un climat économique tendu

Le parti attire l’attention sur les fortes attentes sociales qui pèsent désormais sur le duo Diomaye–Sonko. La nouvelle gouvernance est appelée à poser des actes forts, notamment en matière :

  • De justice et de libertés démocratiques
  • De lutte contre la vie chère
  • D’accès à l’emploi pour les jeunes
  • De protection sociale pour les plus vulnérables

« La ménagère attend un panier mieux garni et moins cher. Les prix incontrôlés ont un goût amer », note l’UDS/A.

La jeunesse, fer de lance du changement politique, espère quant à elle des mesures concrètes contre le chômage, tandis que les populations démunies réclament le rétablissement des bourses de sécurité familiale. L’accès aux soins reste également une urgence, avec des appels insistants à la baisse des coûts médicaux.

L’UDS/A met en garde contre le maintien d’un climat de tensions politiques, dénonçant la persistance des arrestations et convocations qui ciblent journalistes, chroniqueurs, opposants ou membres de la société civile. « Les journalistes, chroniqueurs, opposants et membres de la société civile sont les poumons d’un État. De leur souffle dépend la survie d’une démocratie », avertit le Secrétariat exécutif du parti.

Le parti appelle le pouvoir à rompre avec ces pratiques et à se consacrer pleinement à l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.

Un appel à l’action pour ne pas décevoir l’espoir né des urnes

À travers cette déclaration, l’UDS/A se positionne en sentinelle républicaine, soucieuse de rappeler aux gouvernants les responsabilités qu’impose la confiance du peuple. L’heure n’est plus aux règlements de comptes ni aux débats stériles, mais à l’action et à la transformation des promesses en résultats tangibles.