Le président du mouvement Sénégal en Marche, Lamine Séga Sy, également membre de la Conférence des leaders de la coalition Diomaye Président et conseiller municipal à Mbacké, a vivement réagi à l’intervention de la députée Aïssata Tall Sall lors de la récente session plénière à l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration au ton ferme, il dénonce une prise de parole « vide de contenu, dépourvue de toute analyse sérieuse des règles et régies financières » : « Aïssata Tall Sall s’est négativement distinguée non par la pertinence de ses propos, mais par leur vacuité », fustige-t-il.
Lamine Séga Sy reproche à l’ancienne ministre des Affaires étrangères d’avoir perdu « courage, dignité et sens de l’honneur » depuis qu’elle aurait renoncé à toute confrontation directe avec l’« exilé de Marrakech », en référence voilée à l’ancien président Macky Sall. Il estime que cette posture actuelle, marquée selon lui par de la superficialité, explique ses « confusions sur les niveaux de responsabilité dans l’administration ».
Le conseiller municipal monte surtout au créneau pour défendre Serigne Baye Cheikh Diba, ancien haut fonctionnaire et acteur majeur de la gouvernance économique. Celui que ses proches surnomment affectueusement Cheikh, est décrit comme un homme du sérail, reconnu pour sa « probité morale et intellectuelle », ainsi que pour sa parfaite maîtrise des règles de la haute finance.
« Les passages de Cheikh dans les plus hautes sphères de l’État comme dans les institutions de Bretton Woods parlent pour lui », rappelle Lamine Séga Sy, qui insiste sur le rôle clé qu’il a joué dans les politiques d’assainissement des finances publiques.
Selon lui, accuser à demi-mot une figure aussi respectée d’avoir été impliquée dans des actes de falsification ou de tricherie serait non seulement injuste, mais révélateur d’un manque de discernement politique. « Faut-il te le rappeler, Aïssata ? Cheikh a toujours été là, dans les moments cruciaux de la vie économique et financière du Sénégal. Et il le sera toujours », conclut-il.
Cette sortie musclée illustre la tension politique actuelle entre les anciens membres du gouvernement sortant et les figures montantes de la nouvelle majorité, dans un contexte de refondation des institutions et de reddition des comptes.