Le Sénégal vit un tournant historique. Après des années de turbulence, de manipulations politiques, de déliquescence institutionnelle et de chaos informationnel, l’urgence est triple : restaurer l’autorité de l’État, garantir l’ordre public et encadrer la parole médiatique.
- L’autorité de l’État : une exigence républicaine
Un État sans autorité est un État fragile. Pendant trop longtemps, l’autorité publique a été bafouée par l’impunité, la corruption, les passe-droits, et parfois même par des représentants de l’État eux-mêmes.
Restaurer cette autorité ne signifie pas réprimer, mais garantir la règle, l’égalité devant la loi et la fin du désordre organisé.
Les institutions doivent incarner la rigueur, la justice et le respect strict de la loi. Sans cela, aucun projet de transformation ne tiendra.
- L’ordre public : une garantie pour les libertés
Il n’y a pas de liberté sans sécurité. L’ordre public est le socle sur lequel reposent la circulation des idées, la paix sociale et la coexistence pacifique.
Il ne peut être abandonné aux fauteurs de troubles ou aux groupuscules extrémistes qui rêvent du chaos.
L’État doit affirmer avec fermeté sa mission de protection : protéger les biens, les personnes, les institutions et l’intégrité nationale.
Cela passe par une police républicaine, formée, encadrée et respectueuse des droits humains, mais aussi pleinement investie de son rôle.
- La déontologie médiatique : un devoir face à la manipulation
Une presse libre est essentielle à toute démocratie. Mais une presse irresponsable, manipulée ou militante au service de l’intoxication devient un danger pour la cohésion nationale.
Ces dernières années, une partie du paysage médiatique sénégalais s’est transformée en caisse de résonance de la désinformation, de la rumeur, du sensationnalisme, parfois même de l’incitation à la haine.
Il est temps de poser les balises d’une véritable éthique médiatique : vérité des faits, pluralisme équilibré, responsabilité éditoriale. La liberté de presse ne peut être le paravent de la manipulation.
Conclusion : un peuple en éveil a besoin d’un État fort, juste et clair
Le peuple sénégalais a exprimé une volonté de changement profond. Ce changement ne pourra s’enraciner que si les fondations de la République sont solidifiées.
Autorité sans abus, sécurité sans brutalité, liberté sans chaos.
C’est le triptyque que doivent incarner les nouvelles autorités pour garantir la paix, la souveraineté et le progrès.
Le Sénégal a changé. L’État doit se faire respecter. Les médias doivent se responsabiliser. Et chacun, à sa place, doit contribuer à l’ordre républicain.
Faye Abdoulaye PSD 🇸🇳