« Nous sommes là fédération qui réalise le plus d’infrastructures pour elle-même mais aussi pour l’état du Sénégal avec lequel on se substitue souvent »
C’est par un dîner-débat que le candidat sortant à la présidence de la fédération sénégalaise de football en l’occurrence Me Augustin Senghor a rencontré les acteurs du football et la presse. Arrivé à Ziguinchor. Accompagné d’une forte délégation, il a présenté son programme dénommé « Sénégal Mankoo Sax ci Ndamli », et les enjeux électoraux qui se profilent à l’horizon. il a également présenté son bilan et jeté des perspectives par rapport aux différents axes à venir.
Me Augustin Tine vous avez tenu à venir dans le cadre de votre campagne qu’est-ce que vous êtes venus proposer aux acteurs?

« Nous avons une vision qui est en marche depuis 2009, tous les quatre ans, nous avons visité notre programme. Nous avons cherché ce qui a été réalisé et ce qui ne l’a pas été et on s’est projeté sur l’avenir. Cette nouvelle mandature qui vient si nous sommes élus ne dérogera pas à la regle. En 2021, nous avions proposé une démarche consensuelle avec le programme Manko Wouti Ndam Li. En 2025, parce que nous avons avons réussi ce mandat plus que tout autre, avec des performances à tous les niveaux. Sur le plan sportif, le Sénégal a connu des premiers trophées continentaux non pas seulement avec l’équipe A mais pratiquement avec toutes les sélections, nous avons vu la progression fulgurante de l’équipe féminine. Le beach soccer est resté à l’international. Au niveau national, énormément de réalisations sont au crédit et à l’actif de notre équipe fédérale, mais aussi de notre football. Aujourd’hui je peux dire que nous sommes là fédération qui réalise le plus d’infrastructures pour elle-même mais aussi pour l’état du Sénégal avec lequel on se substitue souvent »
D’aucuns parlent de problèmes de subventions préconisez-vous des solutions ?
« Les subventions ne sont plus un problème même s’il y’a une demande d’augmenter ces primes, nous avons pris en compte une donne importante. C’est d’essayer de régler définitivement durant ce mandat la problématique de l’enclavement et de l’éloignement de certaines ligues et certains clubs. Ce qui coûte un lourd préjudice par rapport aux coûts de leurs compétitions, les déplacements. Mais aussi par rapport aux performances tout ça il faut qu’on y réfléchisse pour trouver des solutions. Je crois avoir des idées que j’ai partagées avec d’autres ligues que nous avons parcourues ces deux jours notamment celles qui sont dans le sud-est et notamment qui sont en proie aux mêmes problèmes. Nous avons parlé des subventions au football amateur, donc toutes ces questions-là seront taclées, pour trouver les meilleures solutions pour qu’on puisse se projeter sur la consolidation des acquis certes mais qu’on ouvre d’autres chantiers qui permettent de rendre définitivement viable le football Sénégalais. Parce que l’objectif c’est ça, l’objectif premier c’était de dire Manko Wouti Ndam Li, on a jamais gagné il faut chercher la victoire ».

Si vous avez la victoire qu’allez encore apporter à la Fédération ?
« Maintenant qu’on l’a on la lâche plus d’ici dix (10) ans, nous devons travailler chaque année où chaque deux ans quand il y’a une compétition intercontinental, à faire des résultats. A gagner, à amener des trophées au Sénégal, pour vraiment garnir davantage notre vitrine à trophées. Mais n’oublions pas aussi le développement, c’est les efforts qu’on doit faire pour accompagner les clubs. Nous avons pratiquement sur les quatre cents et quelques clubs, les trois cents et quelques sont des clubs amateurs nous devons les aider. Nous devons leur permettre d’asseoir une politique qui leur permette vraiment de vivre que de survivre. Nous devons mettre un dispositif plus protecteur de leurs produits parce que beaucoup de clubs amateurs de sont plaints du fait qu’ils forment des joueurs, les clubs professionnels viennent les prendre et qu’en contrepartie n’ont rien. Il y’a déjà un mécanisme que nous avons mis en place avec la chambre de résolution des litiges qui leur permet d’être dédommagés. Mais je pense que si nous sommes élus, nous nous battons pour promettre au COMEX un changement du quantum, du montant qui est versé quand un club b professionnel prend joueur dans un club amateur. Aujourd’hui le montant est plafonné, on est à 600 000 FCFA, ce que je trouve dérisoire. Quand on a de jeunes talents de cette nature, il faut non seulement aller jusqu’à un montant de deux millions. S’il y’a un protocole qui permet aux clubs d’avoir plus poursuoi pas mais aussi surtout il faut qu’on inclut dans ce texte-là des dispositions qui permettent en cas de revente par le club professionnel des jeunes joueurs, de reverser aux clubs amateurs un pourcentage qui peut tourner pour la contribution de solidarité de la FIFA, où l’indemnité de formation à 5% que le club professionnel doit verser aux clubs amateurs ».
Qu’est-ce que cela peut apporter?
« Ça va créer un cercle vertueux qui permettra aux clubs amateurs de former et d’approvisionner les clubs professionnels. Et ces derniers de leur reverser des contreparties qui leur permettent de réinvestir. De détecter d’abord d’autres talents, de réinvestir en eux, de les pousser et quand ils seront bons, ils retourneront en équipe nationale. Et si on y arrive je pense qu’ils pourront non seulement détecter le vivier énorme de jeunes joueurs qu’on a. Et aussi les pousser vers l’élite parce que c’est l’objectif final. Donc globalement c’est ce que nous avons dit. Et nous avons conclu bien entendu parce que c’était la raison de notre présence ici, en demandant à tous les électeurs issus de la ligue régionale de Ziguinchor, de voter pour notre candidature, celle de Me Agustin Senghor, Président sortant, qui a encore de l’énergie et de la volonté pour continuer cette mission. Surtout au moment où on va vers des échéances très importantes, une qualification en coupe du monde en vue, une CAN à gagner et en vue au Maroc à la fin de cette année. Nous devons pas ous louper, et nous devons aller avec tous nos atouts et humblement vu mon atout, vu mon expérience, en ayant assuré ce leadership. Un leadership humble je peux me permettre de me considérer comme un des atouts majeurs qui peuvent permettre au Sénégal de surfer sur cette bague de victoires que nous connaissons depuis quelques temps ».
Propos recueillis par Ibrahimai