À la suite de notre publication du 8 juillet 2025 intitulée « Éléphant blanc de plusieurs milliards CFA », de nouvelles investigations menées par nos équipes permettent aujourd’hui d’apporter des précisions et de rétablir la vérité sur les projets diplomatiques de Nouakchott et Bamako.
Nos recoupements montrent que ces projets s’inscrivent dans un programme global initié par le ministère des Affaires étrangères, visant à améliorer les conditions de travail dans les ambassades du Sénégal en Afrique de l’Ouest, en particulier dans les pays limitrophes, afin de les rendre plus attractives et d’y affecter les meilleurs diplomates.
Ce programme a déjà permis, entre autres, la souscription d’une police d’assurance offrant aux agents en poste à Bissau, Bamako, Praia et ailleurs la même couverture sanitaire que ceux affectés à New York, Paris ou Pékin, la revalorisation des traitements du personnel ainsi que la dotation en véhicules neufs et adaptés.
En parallèle, le ministère a décidé de construire des complexes diplomatiques modernes dans la sous-région. Ainsi, les travaux à Abuja ont été achevés, l’ambassade d’Accra a été réhabilitée et réoccupée, et le complexe diplomatique de Nouakchott a été finalisé. Ce dernier, dont les travaux étaient arrêtés depuis plus de cinq ans, a été achevé grâce à un investissement d’environ 800 millions CFA, et livré clé en main avec mobilier et équipements complets.
Concernant Bamako, Banjul et Bissau, nos enquêtes confirment que des projets de construction avaient bien été décidés. Toutefois, faute de dotations budgétaires et en raison de discussions restées sans suite entre le ministère et la Caisse des Dépôts et Consignations, les travaux n’ont jamais démarré.
Il ressort de ces vérifications qu’aucune dépense n’a été engagée pour la réalisation du complexe diplomatique de Bamako, ni sous l’Ambassadeur mentionné dans notre article du 8 juillet, ni sous son prédécesseur. Ce projet remonte en réalité aux années 2010 et n’a jamais dépassé le stade de la planification.
Ces constats permettent de conclure que les initiatives déjà menées à terme, notamment à Nouakchott, l’ont été conformément aux règles de gestion budgétaire et dans le respect des procédures encadrant la dépense publique.