GRAND MAGAL DE TOUBA: Cheikh Ahmadou Bamba, un revivificateur des sciences islamiques

 » La quête du savoir est une obligation pour chaque musulman et musulmane « , a dît le prophète PSl. Un Hadith appliqué à la règle par cheikh Ahmadou Bamba Mbacké le fondateur de la confrérie Mouride. Ce dernier, était animé par un amour intense des sciences islamiques et de son application dès le bas âge jusqu’à sa disparition en 1927 à Diourbel. Il a fait de la quête du savoir un levier important dans la voie qu’il a fondé, le mouridisme. Le premier élément qu’il confie à l’aspirant, le mouride, de se parer avant d’emprunter les boulevards du soufisme. 

Issu d’une famille connue pour leur attachement à l’islam et sa préservation, Cheikh Ahmadou a très tôt emprunté les chantiers de la quête du savoir. Son père Serigne Mor Anta Sally, était un grand savant et juriste consulte qui gérait chez lui une institut où la plupart des sciences islamiques étaient enseignées. Sa mère Sokhna Diarra Bousso, issue de la famille Bousso où le nom rime avec sciences, avait aussi une maîtrise parfaite du coran et des sciences islamiques. Cheikh Ahmadou Bamba, à la lumière de ces dernières était dévoué à l’apprentissage des sciences islamiques. Il commence l’apprentissage du coran chez son grand-père Tafsir Mbacké Ndoumbé, avant de retourner chez son père après le décès de ce dernier pour compléter son apprentissage du coran jusqu’à la mémorisation complète du livre saint. 

Cheikh Ahmadou Bamba entama par la suite l’apprentissage des sciences islamiques près de son oncle Serigne Mouhamadou Bousso, puis chez son grand-père Samba Toucouleur Ka. Il a aussi fréquenté le grand écrivain et compositeur Khadi Madiakhaté kalla pour se faire dans la littérature Arabe. Toujours animé de son amour intense de découvrir les profondeurs des sciences islamiques, il a commencé à fréquenter le mauritanien Mouhamadou Daymaani pour apprendre le Balakha, l’éloquence. Après ces vas et viens entre les savants de son époque, Cheikh Ahmadou Bamba est devenu un parmi eux. Le juriste et poète Khadi Madiakhaté kalla lui a dit à jour que tu étais venu ici pour se parfaire mais actuellement c’est nous qui prenons des leçons de tes écrits. Il était devenu un océan de connaissances basé sur la crainte référentielle. La théologie, jurisprudence, le soufisme, la grammaire, l’éloquence, la rhétorique, la littérature, l’exégèse et la tradition prophétique. Toutes des branches liées aux sciences islamiques très tôt maîtrisées par Cheikh Ahmadou Bamba.

Après cette maîtrise parfaite des sciences islamiques, il est devenu l’assistant de son père dans son Institut. Il livrait des cours aux disciples qui venaient des coins et recoins du pays; des condisciples qui vont devenir ses premiers talibés après la fondation du mouridisme. Animé par ce désir ardent d’aider les autres, Cheikh Ahmadou Bamba a commencé très tôt, devant son père à écrire des livres. Il a repris le livre intitulé « umm Al Barahin » d’Imam Sanossi en l’intitulant « Mawahiboul Qoudoûss »( les dons du Très Saint), un ouvrage qui traite de la théologie islamique
Il a aussi versifié à cette époque, l’œuvre d’Imam Ghazali  » Bidayatoul Khidaya » en l’intitulant  » Moulayinou Soudour » l’adoucissement des cœurs, qui traite du soufisme. Ces deux livres Cheikh Ahmadou les ont enseigné à ces deux frères, Serigne Cheikh Thioro et Serigne Afia dans l’institut de son père. Il s’est très tôt s’adonner à l’écriture pour démontrer l’amour qu’il vouait aux sciences islamiques. 

Parmi ces productions scientifiques dans le domaine de la théologie on peut citer en plus de son premier livreFathul halim al habiir
Nazmou souhra souhra al souhra
Hidmatoul moutahara
Faydoul haniyoul mouhni et d’autres qui font plus d’une dizaine dans cette domaine de la théologie islamique.

Il a aussi des livres sur la jurisprudence: Djawharou nafiss, qui fait partie de ses premiers écrits 
Silahoul hawfi, nahdjoul khakhihati et d’autres dans le domaine 
Concernant le soufisme c’est un domaine marqué par Cheikh Ahmadou Bamba, on peut retenir parmi ces œuvres mystiques, les chemins du Paradis, les verrous de l’enfer, l’illumination des coeurs et d’autres. 

Il a aussi des ouvrages où on trouve la théologie, la jurisprudence, le soufisme. C’est l’exemple de la viatique de la jeunesse et de la viatique de l’adolescent. 
On trouve parmi sa production scientifique des œuvres qui traitent de la grammaire et de la bonne conduite comme sahandatou toulab et nahdioul hada il Haaj. La liste des livres écrits par Cheikh Ahmadou Bamba est loin d’être exhaustive. La plupart des thèmes connus dans les sciences islamiques a été traitée par cheikh Ahmadou Bamba sans parler des panégyriques à l’endroit de son seigneur et du prophète PSl. 

Comme il l’a notifié au colonisateur dans son poème  » Ya djoumlatane « , il a fait de son djihad l’expansion des sciences islamiques et de la crainte référentielle. C’est dans ce sillage qu’il a fait de ce domaine un fondement du mouridisme, le savoir utile , Al hilm naafih. Il a aussi invité l’ensemble de ses disciples à se donner à l’apprentissage des sciences islamiques avant toute chose. A ses débuts il a créé des centres uniquement pour celà comme celui de Darou halim et Dàru Salam où plusieurs savants et érudits ont été formés. Il a aussi prié Dieu pour que sa ville de Touba soit une ville de savoir qui va combattre l’ignorance. Une prière exaucée si on voit aujourd’hui les différents centres islamiques dans la ville sainte où les sciences islamiques se transmettent de génération en génération. La dernière réalisation dans ce domaine est l’ouverture par l’actuel khalife Serigne Mountakha de l’université cheikhoul Khadim où le souhait du fondateur du mouridisme y est en train d’être exhaussé, avec la formation de plusieurs personnes dans les sciences islamiques.

A BA