Pluies torrentielles et dégâts: Les autorités face aux défis des intempéries

Vendredi 15 août 2025, Dakar a été frappée par de fortes pluies qui ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs quartiers, notamment Ngor, Cambérène, Parcelles Assainies, Patte d’Oie, Thiaroye, Diamaguène et autour du Centre de Santé Philippe Senghor. Les rues se sont retrouvées submergées, des habitations envahies par les eaux, perturbant gravement la circulation et le quotidien des habitants.

Ces intempéries ont été précédées d’une alerte de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), qui avait signalé l’arrivée d’un système pluvio-orageux actif touchant Dakar, Saint-Louis, Thiès, Mbour et les îles du Sine-Saloum. L’Anacim prévoyait que les pluies se poursuivraient jusqu’au samedi suivant, accompagnées de vents du sud-ouest au nord-est.

Aux Parcelles Assainies, la situation s’est révélée particulièrement critique dans les unités 8, 22, 24 et 25, situées dans les zones basses. Le maire Djamil Sané a confirmé que certaines maisons, dont celle de l’imam de l’unité 24, ont été arrachées par les eaux : « Une partie de la population est sous les eaux. C’est une situation inhabituelle », a-t-il déclaré. Pour faire face, la mairie a déployé des motopompes, avec l’appui logistique de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Malgré ces efforts, les dégâts matériels restent considérables, laissant de nombreuses familles dans le désarroi.

Le président Bassirou Diomaye Faye s’est rendu sur le terrain pour exprimer sa compassion et sa solidarité, réaffirmant « l’engagement total des services de l’État » auprès des sinistrés et promettant des mesures pour protéger les zones vulnérables et mettre en œuvre des solutions durables.

Cependant, la réalité sur le terrain met en lumière de sérieuses lacunes dans la gestion pré-hivernale. Malgré les alertes de l’Anacim, les plans d’urgence n’ont pas été activés à temps, et le manque de coordination entre autorités locales et nationales a aggravé les dégâts. Les élus locaux ont exprimé leur mécontentement, dénonçant l’inefficacité des mesures prises et le retard dans la mobilisation des moyens.

Ces inondations récurrentes révèlent que le Sénégal reste insuffisamment préparé face aux catastrophes naturelles, malgré les promesses de prévention et de relogement. Les habitants des zones à risque, souvent les plus fragiles, continuent de subir de plein fouet des conséquences qui auraient pu être atténuées par une planification rigoureuse et une meilleure coordination entre les acteurs concernés.

La situation actuelle souligne l’urgence pour le gouvernement de revoir sa stratégie préventive, d’anticiper les alertes météorologiques et de renforcer les infrastructures pour éviter que de telles tragédies ne se répètent chaque saison des pluies.