Baye Mor Gueye continue de réclamer son dû dans le cadre d’un différend financier qui oppose la Commune de Kaolack, la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture (CCIAK) et l’entreprise Saloum Super Market International (SSMI), à la suite d’un contrat de vente portant sur huit machines destinées aux artisans locaux. Pour rappel, l’accord signé avec le directeur de SSMI, Baye Mor Seyni Gueye, s’élevait à 21,85 millions de francs CFA.
Selon les termes du contrat, la Chambre de commerce devait verser un acompte de 10 millions – ce qui a été fait – tandis que la mairie de Kaolack devait régler le reliquat de 11,85 millions de francs CFA au plus tard en mars 2024. Mais ce paiement n’a jamais été effectué. Le directeur de SSMI affirme courir depuis près de deux ans derrière son argent. Interrogé à ce sujet, le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a mis en cause la perception municipale, expliquant que celle-ci avait refusé de procéder au règlement au motif que la loi interdit de payer directement un fournisseur privé sans appel d’offres préalable.
De son côté, Baye Mor Seyni Gueye dénonce ce qu’il considère comme une injustice. « J’ai un contrat en bonne et due forme avec la Chambre de commerce et la mairie. Lors d’une émission de télévision, le maire a déclaré que les machines n’avaient pas été livrées à la mairie mais directement aux artisans. Pourtant, c’est lui-même qui a réceptionné les équipements dans l’enceinte de la mairie de Kaolack », soutient-il.
Le fournisseur ajoute que les bénéficiaires des machines, encadrés par la Chambre de commerce présidée également par Serigne Mboup, versent chaque mois des contributions. « Ils paient régulièrement à la Chambre de commerce, qui perçoit même des intérêts, alors que moi, le propriétaire du matériel, je n’ai toujours pas été payé », déplore-t-il. Face à ce blocage administratif, Baye Mor Seyni Gueye a saisi la justice par le biais de ses avocats. Le dossier est désormais entre les mains des tribunaux. L’affaire reste à suivre.