Tragédie en mer: Des migrants sénégalais périssent au large de Tanit 

La tragédie en mer continue de faire des victimes parmi la jeunesse sénégalaise. Immigration clandestine ou voyage vers la mort, la quête d’un avenir meilleur a encore coûté des vies. Une pirogue transportant plus d’une centaine de migrants a chaviré le 27 août dans les eaux mauritaniennes, au large de Tanit. Seuls 17 rescapés ont été secourus par les gardes-côtes de Mauritanie.

Selon une source officielle, l’embarcation serait partie de la Gambie en direction des îles Canaries. Malheureusement, l’aventure s’est arrêtée dans les eaux mauritaniennes, avec un lourd bilan humain. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des corps éparpillés sur la plage, témoignant d’une mort atroce.

Les papiers administratifs retrouvés sur les victimes ont confirmé la présence de Sénégalais, notamment des natifs de Touba, parmi les passagers.

Cette tragédie met en lumière l’échec des politiques publiques de gestion de l’immigration clandestine. Face à une jeunesse en quête de meilleures conditions de vie, le gouvernement peine à proposer des solutions concrètes pour l’emploi. Le désespoir grandit, malgré les promesses électorales des autorités. Les mêmes pratiques demeurent : directions et agences publiques à faible impact sur les populations, entreprises fermant leurs portes, secteur privé en difficulté, chômage technique et licenciements croissants. À cela s’ajoute une politique fiscale peu favorable à l’entrepreneuriat.

La jeunesse se retrouve livrée à elle-même, poussée vers une seule issue perçue : l’Occident, au péril de sa vie.

Il apparaît donc primordial de repenser la politique de l’emploi et de l’insertion des jeunes, afin de freiner le phénomène de l’immigration irrégulière. Sans cela, le pays risque de continuer à compter ses morts en mer, malgré les ressources naturelles capables d’offrir un avenir meilleur à la jeunesse sénégalaise et africaine.

A BA