Le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a célébré ce mardi 16 septembre 2025 la Journée mondiale de l’ozone (JMO), sous le thème évocateur : « De la science à l’action globale ». L’événement, coorganisé par la Direction de la Réglementation environnementale et du contrôle (DIREC) et l’Agence pour l’Économie et la Maîtrise de l’Énergie (AEME), a réuni des responsables institutionnels, des partenaires techniques et financiers, des associations de femmes frigoristes et des acteurs de la société civile.
Ce qui entre dans le cadre de rappeler l’importance de la protection de la couche d’ozone, sensibiliser aux enjeux sanitaires et environnementaux, valoriser les initiatives nationales et formuler des recommandations pour renforcer la lutte contre le réchauffement climatique.
M. Baba Dramé, Directeur de la Réglementation environnementale et du contrôle, représentant le ministre Abdourahmane Diouf, a souligné que la JMO constitue l’un des plus beaux exemples de coopération environnementale mondiale. « Le Protocole de Montréal, signé en 1987, a permis l’élimination progressive des substances destructrices de l’ozone comme les CFC. Grâce à cet effort collectif, la couche d’ozone est en voie de reconstitution et pourrait retrouver son état d’avant 1980 d’ici le milieu du siècle », a-t-il rappelé.
M. Baba Dramé a également insisté sur les progrès réalisés par le Sénégal : élimination totale des CFC depuis 2010, mise en place d’un système national de quotas et de licences, formation de centaines de techniciens dont de nombreuses femmes et promotion d’équipements à haute efficacité énergétique.
L’accent a été mis sur l’implication des femmes et des jeunes. « Les femmes jouent un rôle déterminant dans la promotion de comportements de consommation durables, et leur présence croissante dans les métiers du froid et de la climatisation est une avancée majeure », a souligné M. Dramé. Il a également appelé les jeunes à s’impliquer dans la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat vert, éléments essentiels pour un avenir durable.
Malgré les succès, de nouveaux défis se présentent : la demande croissante en climatisation, l’usage massif d’équipements de seconde main peu performants et les effets aggravants du changement climatique.
Pour y répondre, le METE entend accélérer la mise en œuvre de l’Amendement de Kigali, renforcer la recherche scientifique nationale, intensifier la coopération internationale et multiplier les campagnes de sensibilisation.
Pour sa part, Mme Mame Coulba Ndiaye, Directrice générale de l’AEME, a réaffirmé l’engagement de son institution. « La protection de la couche d’ozone et la transition vers des systèmes de refroidissement durables vont de pair avec l’efficacité énergétique. Notre rôle est d’accompagner les ménages et les professionnels pour un accès plus facile aux technologies respectueuses de l’environnement », a -t-elle déclaré.
Pour conclure les autorités invitent les décideurs, les chercheurs, les entreprises, les femmes, les jeunes et les citoyens à s’approprier la lutte pour la préservation de la couche d’ozone et à en faire un moteur d’opportunités économiques et sociales.