Lycée Mbacké 2: Élèves et parents exigent l’ouverture de l’infirmerie

Le Lycée Mbacké 2, situé dans la commune de Mbacké Baol, fait face à une situation qui suscite incompréhension et frustration. Malgré des résultats scolaires remarquables — 70 % de réussite au baccalauréat 2025, dont 15 mentions —, ses 2 000 élèves demeurent privés d’une infirmerie pourtant construite et équipée à hauteur de près de 40 millions de francs CFA.

L’initiative est l’œuvre de Matar Sarr, président de l’association And Jarin Askan Wi, qui n’en est pas à son premier acte de générosité. Avant même l’édification de l’infirmerie, il avait déjà financé plusieurs projets pour améliorer les conditions d’apprentissage : le carrelage de toutes les salles de classe, la réfection de la salle de conférence, la construction de bancs publics dans la cour, la reprise du mur de clôture et du portail d’entrée.

Une promesse non tenue depuis quatre ans

Depuis l’achèvement du bâtiment, élèves, parents, enseignants et partenaires attendent en vain la mise en service de l’infirmerie. Les autorités locales, notamment le maire de l’époque, le médecin-chef du district sanitaire et la direction du lycée, avaient pourtant promis de s’impliquer pour assurer son fonctionnement. Quatre ans plus tard, le bâtiment reste fermé, son matériel inutilisé, et il est désormais menacé par les inondations provoquées par les fortes pluies.

Un appel à la mobilisation

Pour Matar Sarr, la situation est intenable : « Nous avons tenu notre promesse envers la communauté éducative. Il revient maintenant aux autorités de respecter leur engagement afin que les élèves disposent d’un espace de soins de proximité », déclare-t-il, visiblement remonté.

Le mécène, qui poursuit parallèlement d’autres initiatives sociales comme la clôture de l’école élémentaire Cheikh Moustapha Fall ou la future bibliothèque du Lycée Mbacké 3, estime que la mise en service de l’infirmerie est une condition pour aller de l’avant.

Un symbole d’un mal plus profond

Cette inertie met en lumière un problème récurrent dans le secteur éducatif : la lenteur administrative et institutionnelle qui neutralise parfois les efforts citoyens. À Mbacké, comme ailleurs, les populations s’interrogent sur la pertinence de laisser en friche des infrastructures vitales alors que les besoins sont pressants.

Aujourd’hui, Matar Sarr lance un appel à la mobilisation des autorités et des habitants de Mbacké Baol pour sauver ce projet et redonner espoir aux milliers d’élèves concernés.