AGRESSION SUR DES JOURNALISTES: Bilal, scandaleux !!!

La tension est montée d’un cran ce dimanche à Keur Massar Sud, lors d’une opération de déguerpissement. Ce qui devait être un simple reportage a tourné à l’incident grave entre le maire de la commune, Bilal Diatta, et des journalistes présents sur les lieux.

Selon plusieurs témoignages, confirmés par des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, l’édile s’en est violemment pris à des reporters, allant jusqu’à repousser leurs caméras. Des images montrent un élu, censé incarner l’ordre public, semer la confusion en s’attaquant à des professionnels de l’information dans l’exercice de leur mission.

Cette attitude jugée autoritaire et inacceptable a immédiatement suscité l’indignation. Les organisations de presse, par des communiqués fermes, ont dénoncé « une atteinte flagrante à la liberté de la presse » et exigé des sanctions. Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) a d’ailleurs averti qu’il n’excluait pas d’engager des poursuites judiciaires.

Ce lundi matin, l’affaire a pris un tournant judiciaire. Feuz Dione, directrice générale du groupe FD Media, a déposé une plainte auprès du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Dans sa requête, le groupe médiatique accuse le maire Bilal Diatta de coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de cinq jours pour une camerawoman de FD Media, ainsi que de destruction de matériel.

Confirmant cette démarche, Feuz Dione a déclaré : « Comme annoncé hier, j’ai déposé une plainte contre le maire de Keur Massar Sud pour destruction de biens et agression sur notre camerawoman. Nous demandons que justice soit rendue. »

L’affaire, désormais portée devant la justice, suscite un vif débat sur le respect des journalistes dans l’exercice de leur métier et la responsabilité des élus locaux. Les autorités sont appelées à situer les responsabilités et à garantir la sécurité des acteurs de la presse. En attendant l’ouverture de la procédure judiciaire, les réactions continuent de se multiplier, signe que cette affaire pourrait marquer un tournant dans la relation parfois tendue entre pouvoirs publics et médias.