La Direction de la Réglementation environnementale et du Contrôle (DiREC) a organisé, ce mardi, la réunion du Comité de suivi des projets du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Il s’agit d’améliorer la supervision, la coordination et la transparence dans la mise en œuvre des projets financés par ce mécanisme international.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des engagements du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique (METE), sous l’autorité du ministre Dr Abdourahmane Diouf, point focal politique du FEM.
Depuis plus de trois décennies, le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) soutient les pays en développement dans la lutte contre les grands défis écologiques : changement climatique, perte de biodiversité, dégradation des terres, gestion durable des ressources naturelles ou encore lutte contre les pollutions chimiques.
Le Sénégal, à l’instar des autres pays sahéliens et côtiers, a largement bénéficié de ces appuis à travers de nombreux projets environnementaux et de développement durable. Ces initiatives ont permis des avancées majeures dans la restauration des écosystèmes, la protection de la faune et de la flore et la promotion d’une économie verte.
Créé en 2016 par arrêté ministériel, le Comité de suivi des projets FEM veille à la cohérence et à la performance de l’ensemble des interventions soutenues par le Fonds au Sénégal. La réunion de cette année, première d’une série de quatre rencontres régionales, marque une nouvelle dynamique de supervision proactive.
Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Baba Dramé, Directeur de la Réglementation environnementale et du Contrôle, représentant le ministre de l’Environnement, a rappelé l’importance de ce dispositif. « Le FEM constitue depuis plus de 30 ans l’un des principaux instruments de financement des politiques environnementales mondiales. Il est essentiel que les projets exécutés au niveau national contribuent efficacement à la protection de l’environnement global », a-t-il déclaré.
Il a souligné que, jusqu’ici, les points focaux nationaux se limitaient souvent à l’endossement administratif des projets, sans un véritable suivi du déroulement des activités sur le terrain.
« Cela crée un décalage entre la planification et la mise en œuvre réelle. Cette initiative vise précisément à corriger ces lacunes, en donnant aux points focaux les moyens d’assurer un suivi rigoureux, de mesurer les impacts et de renforcer la transparence dans la gestion du portefeuille national du FEM », a-t-il ajouté.
L’atelier organisé à Dakar a pour ambition de dresser l’état des lieux des projets FEM au Sénégal, d’identifier les défis rencontrés et de proposer des mesures concrètes pour renforcer la coordination et l’efficacité des actions menées.
Cette approche participative, voulue par le ministère, rassemble tous les acteurs clés : administrations, agences d’exécution, coordonnateurs de projets, partenaires techniques et financiers. Ensemble, ils doivent bâtir un dispositif national de suivi performant, garantissant la durabilité et la cohérence des interventions environnementales.
« C’est à travers cette synergie que nous pourrons optimiser les résultats et mieux aligner les interventions du FEM sur les priorités nationales », a précisé M. Dramé.
En ouvrant officiellement les travaux, Monsieur Dramé a salué l’engagement des partenaires et la disponibilité des coordonnateurs de projets à accompagner le gouvernement dans cette démarche d’amélioration continue.
Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique, qui fait de la bonne gouvernance environnementale un pilier de la Transition écologique du Sénégal.
Le renforcement du suivi des projets FEM contribuera à améliorer la transparence dans la gestion des fonds internationaux, garantir une meilleure redevabilité vis-à-vis des partenaires et surtout, assurer que les résultats obtenus sur le terrain répondent aux priorités environnementales nationales.
En dotant le Comité de suivi des moyens nécessaires à une supervision plus structurée, le pays s’assure que chaque projet financé par le FEM contribue effectivement à préserver les écosystèmes, renforcer la résilience des communautés et accélérer la transition vers un développement durable.
PMF