Mes chers compatriotes,
Mes chers frères et sœurs du Sénégal,
Je prends la parole encore une fois pour dire une seule chose : pour l’honneur du peuple sénégalais, il faut les assises de la dette !
Oui, les assises de la dette ! Parce que depuis quelque temps, nous assistons à un spectacle qui met en cause la dignité de notre État, la souveraineté de nos institutions et la confiance du peuple dans ses dirigeants.
Depuis la conférence de presse du Premier ministre Ousmane SONKO, on nous parle de dettes cachées, de falsifications de chiffres, de mensonges d’État… et d’une gestion économique obscure qui fait trembler la République.
Mais ce débat, mes chers compatriotes, ne devait pas se dérouler devant des militants, dans un grand théâtre ! Non !
Ce débat devait se tenir à l’Assemblée nationale, là où siège le peuple sénégalais, là où se décide la vérité sur les finances publiques.
Aujourd’hui, si nous en sommes là, c’est parce que l’Assemblée nationale a failli à sa mission.
Oui, elle a failli !
Parce qu’elle devait convoquer le Premier ministre et le gouvernement pour qu’ils s’expliquent devant la Nation.
Parce qu’elle devait jouer son rôle de contrôle démocratique au nom du peuple souverain.
Mais au lieu de cela, on apprend que l’État du Sénégal a confié l’audit de ses finances à un cabinet privé étranger, le cabinet Mazars !
Un cabinet choisi sans transparence, sans appel d’offres, sans consultation du Parlement.
Et on a transmis à ce cabinet des informations hautement sensibles, des données financières de l’État, sans que le peuple ni ses représentants n’en soient informés.
Alors je pose la question :
Qui a autorisé cette transmission ?
Pourquoi contourner nos corps de contrôle nationaux la Cour des comptes, l’Inspection générale d’État, l’IGF ?
Est-ce que cela veut dire qu’on ne fait plus confiance à nos propres institutions ?
Et pourquoi le rapport Mazars n’a-t-il jamais été rendu public ?
Où est la transparence que l’on promet au peuple ?
Pire encore : on voit des acteurs étrangers venir au Sénégal, prendre la parole, donner des leçons, commenter nos affaires internes, et défendre des anciens régimes impliqués dans la crise de la dette !
Est-ce cela, notre indépendance ?
Est-ce cela, la souveraineté pour laquelle nos ancêtres se sont battus ?
Quand un avocat français se permet de venir au Sénégal pour manipuler les chiffres de notre État, pour insulter nos institutions, pour défendre l’indéfendable c’est une ingérence inacceptable !
Et pendant ce temps, certains partis politiques organisent aussi leurs conférences de presse, manipulent les données de l’État, travestissent la vérité, et jouent avec le feu de la division nationale.
Tout cela, mes chers compatriotes, est dangereux !
C’est dangereux pour notre démocratie, pour notre cohésion, et pour notre avenir collectif.
C’est pourquoi, au nom du peuple sénégalais, j’appelle solennellement :
👉 à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire, pour situer les responsabilités ;
👉 à la création d’une commission d’enquête parlementaire, pour faire toute la lumière sur la gestion de la dette, les chiffres communiqués au FMI et le rôle du cabinet Mazars ;
👉 et à une réforme profonde du contrôle public, pour que plus jamais les affaires de l’État ne soient manipulées par des intérêts privés ou étrangers.
Mes chers compatriotes,
Nous devons nous lever, ensemble, pour défendre notre dignité nationale, pour restaurer la souveraineté du Sénégal, et pour rappeler à tous que la finance d’un État, c’est la vie de l’État lui-même.
Aucun étranger, aucun parti, aucun groupe n’a le droit de manipuler les informations de la République.
Nous devons dire stop !
Stop à la manipulation, stop à l’ingérence, stop au silence complice des institutions !
Pour l’honneur du peuple sénégalais,
Pour la vérité sur la dette,
Pour la justice et la souveraineté nationale,
Oui, il faut l’exercice de la dette !
Vive le Sénégal libre et souverain,
Vive la République,
Vive le peuple sénégalais uni et debout !
Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais – UPS