Chers compatriotes,
Chers Africains,
Il y a aujourd’hui dans notre continent une confusion dangereuse.
Une confusion entre patriotisme, nationalisme et populisme.
Beaucoup de nos leaders, malheureusement, se réclament du nationalisme alors qu’ils ne sont que des populistes. Ils prétendent aimer leur pays, mais en réalité, ils aiment le bruit qu’ils font autour d’eux.
Pendant longtemps, beaucoup ont cru qu’Assimi Goïta incarnait le patriotisme africain.
Un homme présenté comme un libérateur, un messie venu sauver le Mali.
Avec des discours spectaculaires, une casquette, un béret vert, un ton martial et des promesses grandioses, il faisait rêver les Maliens.
Mais tout cela n’était qu’une mise en scène.
Car ce que le Mali vit aujourd’hui, c’est le résultat d’un populisme sans vision.
Le populisme tue !
Le populisme dévore les nations !
Le populisme détruit ce que le patriotisme construit !
Aujourd’hui, le Mali est à genoux : plus de carburant, plus d’écoles, plus d’économie.
Tout est à l’arrêt, parce qu’un homme a confondu le patriotisme avec la démagogie.
Un homme qui pensait être un nationaliste, mais qui n’était qu’un populiste.
Le vrai patriote, lui, n’a pas besoin de crier.
Le vrai patriote agit dans le silence, avec rigueur, avec amour du pays et respect des institutions.
Le populiste, lui, parle fort pour masquer ses échecs. Il multiplie les déclarations, les manifestations, les discours tapageurs pendant que le pays s’enfonce.
Et je le dis avec responsabilité :
Le Sénégal doit tirer les leçons du Mali.
Car ici aussi, un populisme dangereux s’installe, un populisme qui porte les habits du patriotisme.
Ce populisme a un nom, il a un visage, il a une voix.
Il se nourrit de la colère, il flatte les émotions, il promet l’impossible.
Mais ce n’est pas de la politique, c’est de la manipulation.
Ceux qui, au Sénégal, voient en Ousmane SONKO un patriote doivent regarder la réalité en face : il tient les mêmes discours qu’Assimi Goïta.
Et si nous n’y prenons garde, le Sénégal vivra demain ce que le Mali vit aujourd’hui.
On ne développe pas un pays avec des slogans.
On ne construit pas une économie avec des rassemblements et des cris.
On ne gouverne pas avec des contradictions.
Comment peut-on parler de rigueur budgétaire et, dans le même souffle, promettre des dépenses incontrôlées ?
Comment peut-on parler de plan de redressement économique, tout en multipliant les promesses populistes ?
Ces incohérences font fuir les investisseurs, inquiètent les institutions internationales, et étouffent l’économie nationale.
Chers compatriotes,
Le populisme est un poison.
C’est une flamme qui séduit, mais qui finit toujours par brûler ceux qui s’en approchent.
Le patriotisme, lui, c’est l’amour du pays dans la vérité et dans l’effort.
Le nationalisme, c’est la fierté de sa nation dans le respect des autres.
Mais le populisme, c’est le mensonge qui flatte les foules pour mieux les trahir.
Alors je vous le dis :
Ne nous laissons pas tromper.
Ne suivons pas les discours faciles.
Le développement exige la rigueur, la vision, la vérité.
Et c’est ce combat que nous, à l’Union des Panafricanistes Sénégalais, avons choisi de mener :
le combat de la lucidité contre la manipulation,
le combat du patriotisme contre le populisme,
le combat de la vérité contre le mensonge.
Parce que le Mali a payé le prix fort,
et parce que nous refusons que le Sénégal suive le même chemin.
M. Le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS