«Avec la population majoritairement jeune des pays de l’espace francophone, il urge de développer davantage l’employabilité et l’entrepreneuriat des diplômés car le chômage des jeunes en général, et celui des diplômés du supérieur en particulier, constitue un fléau important ». Telle est la position émise, hier par le Pr Daouda Ngom, à la 19eme Assemblée Générale de l’AUF présidée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Parce que selon le ministère Pr Daouda Ngom considérer l’université comme un levier développement économique et social des sociétés, «signifie la soutenir à devenir plus ouverte sur son environnement, notamment économique, et à mettre en œuvre une démarche entrepreneuriale pour la population estudiantine ». Occasion qu’il saisira pour inviter l’espace scientifique francophone à lancer un «référencement complet à la fois des besoins en compétences-métiers et des formations existantes, notamment les filières porteuses d’emplois ». Ce type d’étude, selon Pr Daouda Ngom «confronte l’offre pédagogique aux besoins du tissu socio-économique est indispensable ».
Cette démarche ne peut régler les problèmes de chômage structurel, dans des pays où le tissu industriel et de services est encore insuffisant. Mais pour le patron du Mesri, «Elle peut augmenter l’employabilité des jeunes porteurs d’un diplôme universitaire ». Il s’agit de collaborer sur plusieurs leviers comme le renouvellement des curricula et la reconception du contenu des formations : notamment pour faciliter l’acquisition des savoir-faire et savoir-être complémentaires à leurs formations techniques demandées par les employeurs ;la promotion de nouvelles formes d’entrepreneuriat-étudiant : développer des formations à l’esprit entrepreneurial pour tous puis sélectionner, parmi eux, les meilleurs profils pour une incubation vers la création d’entreprise. Mais aussi et surtout la multiplication des structures de soutien à l’emploi intégrées dans le monde universitaire, permettant un partage d’expériences entre les établissements du supérieur ayant des centres de formations et des cellules d’aide à l’emploi ; et le référencement des métiers et des formations.