Sous couvert de « nouvelle doctrine » et de « relance économique », le communiqué du gouvernement n’est qu’un exercice de style pour masquer l’immobilisme et la désillusion d’un pouvoir en perte d’inspiration.
- Gouvernance minière : la grande illusion de la transparence
On nous parle de “souveraineté minière”, de “transformation locale” et de “fonds de développement”, alors que les populations de Kédougou, Matam et Sabodala ne voient toujours ni routes, ni écoles, ni hôpitaux. Le nouveau Code minier promis n’est qu’un copier-coller de promesses anciennes : aucune réforme concrète, aucune transparence sur les contrats, aucune reddition de comptes. L’État continue de brader nos ressources sous couvert de “restructuration”.
- Agriculture et SONACOS : relance ou trompe-l’œil ?
Annoncer la “relance” de la campagne agricole sans parler de financement, de prix plancher ni d’appui aux producteurs, c’est tromper le monde rural. La SONACOS croule sous les pertes, l’arachide s’exporte brute, et les huiliers tournent au ralenti. On parle de relance alors que le secteur est à genoux. Ce gouvernement confond annonces et actions.
- Inclusion sociale : promesse sans budget
Parler d’“inclusion” des personnes handicapées sans lignes budgétaires, sans quotas d’emploi, sans plan clair, c’est de la communication vide. Le social n’a pas besoin de discours mais de moyens, et ce pouvoir n’en a aucun à offrir.
- Une gouvernance bavarde, sans cap
Tout ce communiqué respire l’improvisation : beaucoup de mots, zéro calendrier, zéro résultats. Derrière le vernis technocratique, c’est la même logique : occuper l’opinion, endormir les consciences, et prolonger un mandat qui tourne à vide.
En réalité, plus ce gouvernement parle, plus il prouve son incapacité à agir.
Le Sénégal n’a pas besoin d’un pouvoir bavard, mais d’un leadership courageux, lucide et patriote.
Et tant que cette gouvernance d’illusions persiste, le pays restera bloqué entre promesses creuses et réalités amères.
Moussa Niang Délégué National à la vie politique de GSB, « les jambaars ».