Mesdames, Messieurs,
Chers compatriotes,
Chers artisans de la liberté,
Il existe, au cœur de chaque nation, une force silencieuse mais déterminante.
Une force qui ne gouverne pas, mais qui veille.
Elle ne porte ni uniforme ni drapeau, mais elle protège plus sûrement que toute armée.
Elle n’impose pas, mais éclaire.
Elle n’ordonne pas, mais questionne.
Cette force, c’est la presse, la voix libre du peuple, la conscience vigilante de la République.
Depuis les premiers journaux nés sous la colonisation jusqu’aux plateformes numériques d’aujourd’hui, la presse sénégalaise a traversé des époques, des régimes, des tensions, des espoirs.
Elle a vu les temps changer et les hommes passer.
Elle a observé les ambitions grandir, les pouvoirs s’installer, parfois s’égarer, parfois se confondre avec la tentation de l’absolu.
Mais à chaque période, la presse a tenu debout.
Elle a tenu debout lorsque l’expression était un privilège, non un droit.
Elle a tenu debout lorsque la critique dérangeait, lorsque la vérité dérangeait encore davantage.
Elle a tenu debout lorsque certains rêvaient de bâillonner la parole publique, lorsque d’autres voulaient confisquer le récit national.
Elle a tenu debout lorsque les journalistes étaient menacés, insultés, arrêtés, mutilés parfois.
Elle a tenu debout, parce qu’elle n’avait pas le droit de tomber.
Car quand la presse tombera, la démocratie s’effondra avec elle.
La presse sénégalaise n’est pas une simple institution.
Elle est le souffle moral de ce pays, la mémoire vivante de ses douleurs comme de ses triomphes, la sentinelle infatigable qui observe quand les citoyens dorment, qui interroge quand les puissants s’agitent, qui documente quand l’Histoire hésite.
Chaque ligne écrite, chaque reportage tourné, chaque question posée n’a jamais été un acte anodin.
C’était un acte de résistance.
Un acte d’amour pour la vérité.
Un acte de fidélité envers le peuple.
Dans les moments de crise, lorsque la République chancelle, la presse est ce phare qui refuse de s’éteindre.
Elle éclaire même quand les ténèbres s’étendent.
Elle parle même quand le silence est imposé.
Elle avance même lorsque le chemin est dangereux.
Elle protège le pays non par la force, mais par la lumière.
Oui, la presse sénégalaise est l’un des plus grands remparts de notre démocratie.
Et ceux qui la font vivre ces hommes, ces femmes, ces combattants de l’ombre sont les véritables gardiens de notre liberté.
La Presse, héritière d’une Lutte séculaire car la presse sénégalaise n’est pas née d’un simple désir d’informer.
Elle est née d’un désir de libérer, d’un besoin de résister, d’une volonté de rendre justice.
Depuis la période coloniale, où la parole publique était surveillée, jusqu’aux premières années de l’indépendance où la critique pouvait coûter cher, la presse sénégalaise a toujours choisi le camp du peuple, le camp de la vérité, le camp de la démocratie.
Cette Presse qui a façonné la démocratie sénégalaise car chaque grande avancée démocratique dans ce pays a porté la signature visible ou invisible de la presse.
Lorsqu’il fallait dénoncer les injustices : elle était là.
Lorsqu’il fallait éclairer une nation dans le doute : elle était là.
Lorsqu’il fallait documenter les violations et lever le voile : elle était là.
Lorsqu’il fallait dire non à la censure, non à la peur, non à la manipulation : elle était là.
Elle a été : un phare dans la tempête, un rempart face aux dérives, un miroir tendu au pouvoir, un refuge pour les citoyens.
Durant les heures sombres quand la liberté vacille; il y a eu des périodes où la démocratie sénégalaise a tremblé.
Des périodes où la liberté d’expression a été attaquée.
Des périodes où le pays semblait glisser dangereusement vers l’arbitraire.
Dans ces moments, certains ont choisi le silence.
Mais la presse, elle, a choisi la lumière.
Elle a choisi de filmer, de témoigner, de dénoncer, d’informer.
Elle a choisi de protéger ce que la Constitution garantit :
le droit du peuple à savoir.
Ces Soldats de l’Information, des Héros modernes durant toutes les périodes de tension récente. Alors que le pays semblait pris en otage, des journalistes se sont levés avec une détermination exceptionnelle.
Ils ont travaillé sous pression.
Ils ont veillé nuit et jour.
Ils ont risqué leur intégrité physique.
Ils ont refusé le mensonge comme méthode de gouvernance.
Je rends un hommage profond à :
Mamadou Mahawa NDIAYE – 7TV
Mamadou JOE NDIAYE – Sen TV
Madame Astou DIONE – 2STV
Madame Maïmouna Ndour FAYE – 7TV
Madame Aissatou Diop FALL – PUBLICSN
Madame Sokhna Mbène NIASSE – SENEWEB
Madame Néné Aïcha BA – SEN TV
Madame NGOM – Sen Teranga SN
Madame Adji Moustapha Le Dakarois
Monsieur Abdoulaye Der TFM
Monsieur Malal Mental TFM
« Monsieur Bouba Ndour » TFM / Diakarlobi
Monsieur Babacar Fall RFM
Monsieur Georges Dethié Diop
Monsieur Barthélémy NGOME RFM
Monsieur Antoine DIOUF E-MEDIA TV
Madame Penda THIAM Le Dakarois
À eux, et à tant d’autres que je ne pourras pas tous citer comme je le souhaite vivement, je dis :
Vous êtes les veilleurs du peuple.
Vous êtes les boucliers de la vérité.
Vous êtes les gardiens de notre démocratie.
Le Sénégal vous doit sa lumière.
Aujourd’hui, alors que nous regardons notre passé récent, alors que nous constatons les épreuves traversées, nous comprenons mieux que jamais ceci :
sans eux, sans ces soldats de l’information, sans ces consciences debout, notre démocratie n’aurait peut-être pas survécu.
À ces héros silencieux, nous devons reconnaissance, gratitude et respect.
Que Vive la Presse, Que Vive la Liberté
Le combat n’est pas terminé.
La démocratie doit être protégée chaque jour, chaque nuit, chaque minute.
Et tant que la presse sénégalaise restera debout,
tant que ses femmes et ses hommes tiendront leur micro comme un flambeau,
tant que la vérité ne sera pas négociable,
alors le Sénégal restera une nation forte, une nation respectée, une nation libre.
Gloire à la presse sénégalaise.
Honneur à ses martyrs.
Respect à ses combattants.
Et vive notre démocratie.
Monsieur le Président Mr Bougar DIOUF
Union des Panafricanistes Sénégalais UPS