À l’ANASER, la gestion d’Atoumane Sy continue de susciter stupeur et incompréhension. Celui qui plaidait il y a quelques mois pour une restitution budgétaire, allant jusqu’à proposer des départs négociés pour réduire les charges, semble aujourd’hui agir en totale contradiction avec ses propres positions. Selon plusieurs documents et images en circulation, le Directeur général multiplie désormais les avenants « tout azimut », dans un contexte marqué par des tensions internes inédites.
Alors même qu’il a procédé à une réduction unilatérale des salaires de plus de 26 agents, une décision qui a déjà déclenché une vague de plaintes auprès de l’Inspection du travail et du Tribunal du travail, Atoumane Sy est accusé de pratiques discriminatoires et incohérentes.
Un exemple symbolique fait particulièrement scandale : son chauffeur personnel, à qui il a même accordé un avenant, percevrait désormais un salaire de 500 000 FCFA, soit davantage que des agents diplômés de niveau bac+5, une situation qui alimente l’incompréhension et l’indignation au sein du personnel.
Malgré les plaintes, recours et correspondances adressées au ministre de tutelle et au Conseil de surveillance, les autorités semblent n’avoir pris aucune mesure, donnant l’impression d’une incapacité à rappeler Atoumane Sy à l’ordre ou pire, d’une forme de complicité face à ces agissements.
À peine deux ans après son installation, une autre information soulève des interrogations : Atoumane Sy se serait offert une villa flambant neuve, renforçant les soupçons de dérives dans la gestion interne et dans l’utilisation des ressources de l’agence.
Les controverses se poursuivent avec le changement de siège de l’ANASER. L’ancien bâtiment, loué à 11 millions de FCFA, permettait d’abriter l’ensemble du personnel. Le nouveau local, estimé à 9 millions FCFA, est incapable d’accueillir tous les agents, contraignant plus de 20 employés à rester chez eux, sans espace de travail et sans missions, alors que leurs salaires continuent d’être versés.
Cette série de décisions, jugées incohérentes et préjudiciables, soulève de vives inquiétudes quant à la gouvernance actuelle de l’ANASER. Elle appelle une réaction urgente des autorités compétentes pour rétablir la transparence, assurer le respect du droit du travail et protéger l’intégrité d’une institution stratégique pour la sécurité routière au Sénégal.
𝐁𝐀𝐀𝐓𝐔 𝐃𝐄̈𝐆𝐆, la Première Chaîne Républicaine d’Information