Dans une ambiance conviviale et intergénérationnelle, le comité national des femmes du Conseil National des Aînés du Sénégal (CNAS) a organisé ce dimanche la randonnée douce « Dokhontou Tawfekh », une marche symbolique inscrite dans le cadre de la Semaine Nationale des Personnes Âgées. Dès 8h, des dizaines de participants aînés, étudiants, travailleurs et bénévoles se sont retrouvés à l’entrée principale de l’Université Cheikh Anta Diop, sur la Corniche, point de départ d’un parcours dédié à la santé, au bien-être et au lien social.
Mme Arame Guèye Ndiaye, présidente du Comité National des Femmes du CNAS, a livré un message fort. « L’activité physique, même douce, constitue un véritable remède préventif contre les maladies chroniques qui touchent fréquemment les seniors. Hypertension, diabète, affections cardiovasculaires… autant de risques qui peuvent être réduits grâce à une mobilisation régulière du corps », a-t-elle déclaré.
« Le mouvement est un médicament », a rappelé Mme Ndiaye, insistant sur la nécessité de lutter contre la sédentarité par des exercices adaptés à chaque âge et à chaque condition physique. Elle a souligné que cette randonnée ne vise pas seulement la performance, mais surtout l’entretien de la vitalité, de la mobilité et de la joie de vivre.
Fondé en 2019, le CNAS multiplie les initiatives pour améliorer la santé, la nutrition et la qualité de vie des personnes âgées au Sénégal. Quelques jours avant la randonnée, un panel scientifique s’est tenu à l’Auditorium François Bopp de l’INSEPS, réunissant médecins, chercheurs et spécialistes autour des bonnes pratiques pour bien vieillir après 60 ans. Une démarche qui témoigne de la volonté du comité national des femmes du CNAS de s’appuyer sur l’expertise scientifique pour renforcer la prévention.
Au-delà de la dimension sanitaire, « Dokhontou Tawfekh » a aussi été un acte de cohésion sociale. Le choix de l’UCAD n’était pas anodin : il symbolise la rencontre et l’échange entre deux univers, celui des jeunes et celui des aînés. Tout au long de la marche, discussions, conseils et sourires ont circulé, illustrant la conviction chère au CNAS : les personnes âgées sont des piliers, des mémoire vivantes, des éducateurs dont le rôle demeure indispensable.
« Nos aînés ne doivent pas être mis de côté ; ils doivent être au cœur de la société », a insisté Mme Ndiaye. « Ils sont ceux qui transmettent les valeurs, les savoirs et l’expérience qui forgent les générations futures. »
L’événement a été rendu possible grâce à l’engagement indescriptible du comité des femmes du CNAS.
PMF