KAOLACK 2027 : Mohamed Dia esquisse le portrait du « magistrat-serviteur » pour la renaissance urbaine

Alors que la campagne pour les municipales de 2027 commence déjà à animer le débat public, Mohamed Dia, candidat à la mairie de Kaolack, propose bien plus qu’un simple programme. Dans une tribune percutante, il définit avant tout le profil du magistrat municipal dont la cité aurait besoin pour sortir de l’ornière. Face au déclin d’une ville au « formidable potentiel », il appelle à une révolution dans la manière de gouverner.

Du constat sévère à l’exigence éthique

Le point de départ de sa réflexion est un diagnostic sans concession. Kaolack, autrefois carrefour florissant, aurait vu sa position stratégique s’éroder à cause de « l’insouciance de l’État durant des décennies » et de « l’absence d’une véritable politique de développement local ». Cette analyse le conduit à une proposition fondamentale sur la nature du mandat.

« Le magistrat attendu par les Kaolackois n’est pas un élu qui utiliserait sa fonction à des fins personnelles », affirme Mohamed Dia. Pour lui, l’heure est au service désintéressé. Il résume ainsi le cœur de son engagement : « Un maire qui ne se sert pas de la cité, mais qui la sert, dans la démocratie et la transparence. » Cette maxime, présentée comme le nouvel impératif, vise clairement à tourner la page des pratiques politiques clientélistes souvent dénoncées par les citoyens.

Le fédérateur de compétences : un maire-catalyseur

Au-delà de l’éthique, Mohamed Dia imagine un maire dont le rôle premier serait de mobiliser un capital humain sous-utilisé. Il rappelle que Kaolack est une ville « regorgeant de cadres et de ressources humaines à tous les niveaux », mais dont les forces sont éparpillées. Le profil qu’il promeut est donc celui d’un fédérateur et d’un rassembleur.

« Le futur maire doit être capable de rassembler ces compétences éparses autour d’un projet commun de renaissance », explique-t-il. Son propre parcours, qu’il suggère sans le détailler, serait un gage de cette capacité à orchestrer une intelligence collective. Il ne se présente pas en technocrate omniscient, mais en catalyseur d’énergies, visant à restaurer le rayonnement de l’ancienne capitale du Bassin arachidier.

L’homme de l’écoute et de l’action concrète

Ce profil de « magistrat-serviteur » se veut également ancré dans le quotidien des habitants. Mohamed Dia assure que ses priorités ont été forgées « à l’écoute des sans-voix et des citoyens de la veille commune ». Il s’agirait donc d’un élu à l’écoute, dont l’action serait tournée vers des défis tangibles.

Il cite en premier lieu l’assainissement, défi criant pour une agglomération de plus de 280 000 âmes, puis la santé, le cadre de vie, et surtout, « le développement d’activités génératrices de revenus pour les jeunes et les femmes ». Pour lui, ce dernier point est la « clef de voûte de la stabilité sociale et du dynamisme économique ». Le maire qu’il appelle de ses vœux serait donc un gestionnaire pragmatique, s’attaquant d’abord aux problèmes qui affectent directement la qualité de vie et l’espoir des Kaolackois.

Conclusion : Un appel au « déclic » collectif

En conclusion de sa tribune, Mohamed Dia place l’échéance de 2027 sous le signe du « RV-2027 : le déclic pour repenser nos terroirs ». Le profil qu’il dessine – serviteur éthique, fédérateur de compétences et gestionnaire à l’écoute – se présente comme la condition sine qua non pour relever ce défi. Son message est un appel à l’union pour reconstruire, secteur par secteur, une Kaolack retrouvée.

Si son projet séduit les électeurs, les prochaines municipales pourraient bien se jouer, à Kaolack, sur la question du caractère et du profil moral du candidat, autant que sur ses promesses programmatiques.