Alors que certains acteurs politiques transhument vers la mouvance présidentielle, le leader de l’APRODEL affiche, lui, d’autres priorités pour sa ville natale, Kaolack. Dans cet entretien en trois questions, il réaffirme son engagement envers les étudiants et sa sensibilité à la situation des populations démunies.
Vous êtes presque en roue libre pour la mairie de Kaolack ?
Tout le monde sait qu’au niveau du Sine-Saloum, notre parti n’est plus à présenter. Pour la mairie de Kaolack, notre priorité absolue, nous occupons le terrain depuis longtemps, et souvent seuls. Une élection se prépare en amont, et nous avons un bilan social de 25 ans à défendre, sur tous les plans.
Nous proposons également un programme innovant dans notre projet de société, notamment pour les couches défavorisées, avec la Banque communale des femmes de Kaolack qui permettra aux braves dames d’accéder à des financements sans aucune garantie, ainsi qu’aux jeunes du secteur informel.
J’ai aussi prévu une recapitalisation du patrimoine de Kaolack. Concernant l’habitat, nous envisageons la création d’une nouvelle capitale à Sing Sing pour reloger les personnes victimes des inondations.
Avec les deux coalitions du pouvoir et l’Opposition, quel est votre avis ?
Pour l’instant, je préfère me concentrer sur les objectifs de mon parti. Ma priorité, c’est de gagner Kaolack. Ce n’est qu’après, fort de mon expérience politique, que je pourrai m’ouvrir à d’autres forces politiques.
Les tensions au niveau des universités ?
C’est une situation que je déplore profondément, car les étudiants représentent l’avenir du pays. Je leur exprime tout mon soutien. J’interpelle les autorités à faire preuve de diligence afin que le calme et la sérénité reviennent.
Ma démarche politique vise un meilleur vécu pour les Sénégalais, en particulier les femmes et les jeunes. Nous avons toujours soutenu les étudiants, et cela ne changera pas.