BABACAR CHADYA SOKHNA (AFP):«Notre objectif c’est d’œuvrer pour redonner à Kaolack son lustre d’antan… »

Figure montante de l’arène politique nationale et voix influente dans son fief de Kaolack, Babacar Chadya Sokhna, porte-parole adjoint de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), a livré une analyse sans concession de la situation actuelle de sa ville. Face à la presse, il a appelé à mettre un terme à la politique de façade et au populisme stérile pour s’orienter résolument vers l’émergence socio-
économique de Kaolack:
«Je refuse de dire si je serai candidat ou non aux prochaines élections locales. Ce débat est secondaire. L’urgence, aujourd’hui, c’est de travailler à sortir Kaolack de la situation catastrophique dans laquelle elle s’enlise. Les priorités sont nombreuses : assainissement, éclairage public, lutte contre la pauvreté, etc. Nos jeunes sont livrés à eux-mêmes et nos femmes manquent de financements pour pouvoir développer des activités génératrices de revenus», affirme le jeune progressiste.

Il appelle également à une redynamisation du tissu industriel, rappelant la grandeur passée de la ville :
«Kaolack fut, il n’y a pas si longtemps, la capitale du Bassin arachidier. Ville-carrefour, elle rayonnait sur tout le pays. Aujourd’hui, elle accuse un retard inquiétant, conséquence d’un manque flagrant de volonté politique. Il faut relancer les activités pour permettre à notre jeunesse de se réaliser. C’est un devoir, presque un sacerdoce.»

Un plaidoyer fort pour le monde rural

Évoquant la campagne agricole, Babacar Chadya Sokhna se positionne comme l’avocat infatigable du monde rural:
«Aucun pays ne peut se développer en négligeant son agriculture. C’est elle qui tire l’économie nationale. Malheureusement, nos dirigeants ne semblent pas saisir cette réalité. La campagne de commercialisation actuelle en est la preuve : elle est catastrophique. Faute d’acheteurs, nos paysans bradent leurs produits sur les loumas
(marché hebdomadaires). Certains traversent même en Gambie pour vendre leurs récoltes. C’est un drame national. »

Il appelle alors l’État à agir sans délai :«L’État doit proposer des prix d’achat raisonnables et sécurisés pour le kilogramme d’arachide. C’est une question de dignité pour le monde rural et une nécessité pour l’économie du pays», a-t-il fait savoir.