Le numérique n’est pas seulement un outil pour atteindre la souveraineté alimentaire. Il doit être un levier sur lequel nous pourrons nous appuyer pour atteindre cette souveraineté alimentaire. Telle est la ferme conviction du Pr Ibra Dioum enseignant – chercheur et membre de l’association des chercheurs en informatique. Il en a fait l’annonce, hier, au cours du Forum des Sciences et de l’Innovation présidé pas Tamsir Babacar ndoye directeur du financement Recherche scientifique et du développement technologique au MESRI. Pour ce membre de l’Association des chercheurs en informatique, “Il y a là avec l’utilisation des données générés dans le domaine agronome pour prendre des décisions et réguler la santé des plantes”. Quant au Dr Fatou Ndoye enseignante – Chercheur à l’Université du Sine Saloum El Ibrahima Niass, “On ne peut pas parler d’agriculture sans parler de la science qui est le levier sur lequel on doit s’appuyer pour le développement de l’agriculture. Dans ce sens nous pouvons mettre en lumière l’implication des sciences agricoles dans le développement du secteur agricole au Sénégal.”. C’est dans ce cadre, poursuit – elle. que la journée Forscience a été organisée en collaboration avec l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée et l’association Aski. “En terme de numérique, beaucoup de choses ont été faites au Sénégal. Il s’agit ainsi de vulgariser toutes les recherches se trouvant dans les tiroirs ou dans les centres de recherche dans le domaine du numérique en rapport avec l’agriculture”, ajoute Dr Ndoye. “L’agriculture et le numérique contribuent à eux seuls à 25% du PIB du Sénégal. Ce sont deux secteurs importants pour l’économie et le développement du pays. Pour atteindre la souveraineté alimentaire, il nous faut concilier les deux domaines. Le numérique devra être un support intéressant et incontournable. Les personnes qui ne sont pas instruits et qui sont appelées à utiliser la haute technologie doivent pouvoir avoir des éléments qui peuvent leur faciliter l’utilisation et la compréhension de certains outils pour le développement de l’agriculture”, indique, pour sa part, Dr Lamine Sané Dg de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée.