Dans un contexte de politique économique ambitieuse, des hauts cadres de l’administration sénégalaise dénoncent une mobilité administrative jugée arbitraire et contre-productive au sein de la Direction générale des impôts et des domaines (DGID). Selon eux, cette situation met en péril les stratégies de développement du pays et constitue une perte considérable pour l’État, qui continue de rémunérer des centaines d’agents sans bénéficier de leur plein rendement.
La décision contestée concerne notamment la note d’affectation numéro 2078 du 22 décembre 2025, qui a transféré de brillants fonctionnaires vers des contrées reculées du pays, y compris des mères de foyer, des agents malades munis d’attestations médicales certifiées, et des employés atteignant l’âge de la retraite au 31 décembre 2025. Ces mouvements ont pour but de libérer des postes pour des collègues membres de Pastef, souvent en début de carrière et sans expérience professionnelle.
Selon les syndicats et associations professionnelles regroupant ces agents, l’opacité et le manque de transparence dans le processus témoignent de l’incompétence des responsables à la tête de la DGID. Le collectif dénonce un abus d’autorité et se dit prêt à porter l’affaire devant la Cour suprême et, si nécessaire, à engager des actions syndicales fortes pour faire valoir leurs droits.
Le mouvement met en garde contre les conséquences négatives d’une telle gestion sur le rendement et la crédibilité de l’administration fiscale, tout en appelant à une révision immédiate de ces affectations dans le respect des compétences et de l’expérience des fonctionnaires concernés.