Le Bloc Engagé pour l’Unité et la Gloire du Sénégal (BEUG SENEGAL) a exprimé sa vive inquiétude face à la violation croissante et désormais assumée du principe de l’autodétermination des peuples à travers le monde, notamment en Afrique, en Amérique latine et en Europe de l’Est.
Dans une déclaration rendue publique à Diass, le 04 décembre 2025, le parti estime que les crises actuelles, qu’il s’agisse des événements récents au Venezuela, de la guerre en Ukraine ou de l’instabilité persistante dans le Sahel, révèlent une même réalité : le retour brutal des logiques de domination, d’ingérence et de rapports de force, au mépris du droit international et de la souveraineté des peuples.
Selon BEUG SENEGAL, les grandes puissances mondiales ont progressivement abandonné les pressions indirectes — économiques, financières ou diplomatiques — pour recourir à des méthodes plus directes, plus visibles et plus violentes. Sous couvert de démocratie, de sécurité ou de lutte contre le terrorisme et le narcotrafic, des États souverains voient leurs choix politiques remis en cause, voire renversés, lorsqu’ils contrarient des intérêts stratégiques étrangers.
L’Afrique, terrain privilégié des ingérences
Le parti souligne que l’Afrique n’est pas étrangère à ces pratiques. La destruction de l’État libyen, rappelle-t-il, a ouvert une longue période de déstabilisation du Sahel, transformé en espace de conflits par procuration. Depuis les indépendances, le continent africain a connu près de 150 coups d’État réussis, illustrant la fragilité persistante de ses institutions face aux ingérences extérieures.
Dans le nouvel ordre mondial multipolaire, BEUG SENEGAL estime qu’aucune grande puissance n’échappe à la responsabilité de ces dérives. Les États-Unis, dans leur volonté de maintenir leur position de première puissance économique mondiale, assumeraient désormais plus ouvertement des pratiques autrefois dissimulées. La Russie, focalisée sur la redéfinition de sa sphère d’influence, privilégierait la force à la négociation. L’Europe, en crise de leadership, resterait prisonnière d’un paternalisme dépassé à l’égard de l’Afrique, tout en fermant ses frontières aux Africains. Quant à la Chine, elle utiliserait la dette et l’investissement comme leviers d’influence sur les décisions souveraines des États africains.
Dans ce contexte, l’autodétermination des peuples devient, selon le parti, une simple variable d’ajustement au service d’intérêts géopolitiques, économiques et sécuritaires.
Un appel à une réponse africaine unie
Face à cette situation, BEUG SENEGAL réaffirme son attachement indéfectible à l’autodétermination des peuples, principe qu’il juge non négociable. Le parti soutient qu’aucune ingérence étrangère, directe ou indirecte, ne peut être justifiée par des prétextes idéologiques ou sécuritaires, et appelle à des partenariats internationaux fondés sur le principe gagnant-gagnant, centrés sur les intérêts des peuples africains.
Le parti met en garde contre les coups d’État, les changements de régime imposés et les manipulations politiques, qu’il considère comme des menaces majeures pour la stabilité, la paix et la dignité des peuples africains.
BEUG SENEGAL invite ainsi l’Union africaine et l’ensemble des États du continent à adopter des positions communes et de principe sur les grands enjeux mondiaux, et à parler d’une seule voix face aux violations de la souveraineté des États africains. Il appelle également à exiger la réciprocité dans les relations internationales, tout en renforçant les capacités africaines de médiation, de prévention des conflits et de défense collective.
Redonner à l’Afrique sa place dans l’histoire
Pour le parti, les cinq prochaines années doivent permettre à l’Union africaine de s’affirmer comme l’organisation prioritairement soutenue par les États africains, tant sur le plan politique que financier, afin d’aider le continent à traverser les bouleversements mondiaux à venir avec dignité et souveraineté.
« L’Afrique n’a plus le droit d’être un simple terrain de jeu géopolitique. Elle doit cesser d’être l’objet de l’histoire pour en redevenir le sujet », affirme BEUG SENEGAL, convaincu que le salut du continent passera par l’unité, la lucidité stratégique et la confiance en ses propres forces.
Le parti réaffirme enfin son engagement total en faveur de la souveraineté des peuples, de l’unité africaine et de la dignité du continent.
Déclaration signée par Mamadou Ndione, président du parti BEUG SENEGAL et maire de Diass.