Dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, impulsée par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a effectué une tournée de terrain les 5 et 6 janvier 2026 à Dakar et Bargny.
Cette visite s’inscrit dans la dynamique de construction d’un Sénégal « Zéro déchet » et du renforcement d’une gouvernance environnementale intégrée, résiliente et inclusive.
Cambérène, un bijou vert au cœur de Dakar à valoriser
La tournée a conduit le ministre au parc paysager de Cambérène, lors d’une visite organisée en collaboration avec la Direction des Paysages Urbains et des Espaces Publics (DPUEP). Sur ce site de 10 hectares encore largement préservé, le ministre a salué un potentiel exceptionnel pour l’amélioration du cadre de vie urbain.
« Les Sénégalais ont ici un véritable bijou au cœur de Dakar, que beaucoup ne connaissent pas encore », a déclaré Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, mettant en exergue la richesse écologique du parc, sa pépinière fournissant des plantes ornementales aux espaces publics et institutions de l’État, ainsi que la présence d’arbres centenaires.
Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le ministre a annoncé la volonté de valoriser rapidement ce parc, notamment à travers des partenariats public-privé, afin d’en faire une vitrine de l’embellissement urbain et un espace de loisirs, de sport et d’écotourisme accessible à tous. La dimension historique du site, marquée par le manguier planté par le Président Léopold Sédar Senghor, a également été soulignée comme un atout patrimonial à préserver et à promouvoir.
La Grande Niaye de Pikine, préserver un écosystème stratégique
Le mardi 6 janvier, le ministre s’est rendu à la Réserve Naturelle Urbaine de la Grande Niaye de Pikine et dépendances (RNUGNPD), communément appelée Technopole. Classée par décret en 2019 et couvrant une superficie de 650 hectares, cette réserve constitue le dernier grand vestige des Niayes de Dakar.
Qualifiée de « Casamance au cœur de Dakar », la réserve joue un rôle majeur dans la conservation de la biodiversité, la régulation des inondations, l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau, ainsi que dans le soutien aux activités de plus de 600 producteurs.
Le ministre a salué les efforts du comité de gestion tout en appelant à un renforcement des moyens humains et institutionnels pour assurer une meilleure protection du site face aux pressions anthropiques. Il a également insisté sur la nécessité de clarifier les enjeux juridiques et économiques, en privilégiant le dialogue entre l’État, les collectivités territoriales, les acteurs privés et les populations locales.
« Il faut passer de “technoproblème” à “technosolutions” », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à faire de cette réserve une attraction écologique et touristique de référence.
Bargny, faire face à l’urgence de l’érosion côtière
À Bargny, le ministre a constaté l’ampleur des dégâts causés par l’érosion côtière et l’avancée de la mer, avec un recul du trait de côte estimé à 140 mètres en 71 ans. Face à cette situation critique, il a annoncé des mesures concrètes.
À court terme, un budget de 800 millions de francs CFA est inscrit dans la loi de finances 2026 pour des travaux d’enrochement destinés à protéger les habitations menacées, en collaboration avec le génie militaire. À moyen et long terme, un vaste projet de protection côtière de 50 milliards de francs CFA, mené avec le gouvernement des Pays-Bas, prévoit la réalisation d’ouvrages durables le long du littoral, de Dakar à Bargny.
Par ailleurs, la question du repli stratégique des populations exposées a été abordée, avec l’engagement de l’État à accompagner la mairie de Bargny, dans le respect de l’acceptabilité sociale et du dialogue communautaire.
SOCOCIM, concilier développement industriel et exigence environnementale
La tournée s’est achevée par une visite à l’usine SOCOCIM de Bargny. Le ministre a salué les efforts de cette entreprise historique en matière de préservation de l’environnement et de responsabilité sociétale. Il a toutefois rappelé l’importance de concilier expansion industrielle et respect strict des normes environnementales.
Dans la perspective des JOJ Dakar 2026, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf a invité SOCOCIM à renforcer son engagement à travers un « RSE+ », en contribuant davantage à l’embellissement des villes hôtes et à l’amélioration durable du cadre de vie.
PMF