La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier (PJF) a infirmé, ce mercredi, la décision du doyen des juges d’instruction qui avait accordé la liberté provisoire avec port de bracelet électronique à Pape Malick Ndour dans le cadre de l’affaire PRODAC. Saisie par le ministère public, la juridiction d’appel a finalement ordonné l’incarcération de l’ancien ministre, désormais placé sous mandat de dépôt.
Coordonnateur des cadres de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour avait initialement bénéficié d’une mesure de liberté surveillée, assortie d’un bracelet électronique. Une décision que le parquet n’avait pas appréciée, estimant qu’elle ne répondait pas aux exigences de la procédure en cours. La Chambre d’accusation lui a donné raison en renversant l’ordonnance du juge d’instruction.
Cette décision relance ainsi le dossier judiciaire autour du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), une affaire aux enjeux politico-judiciaires majeurs. Toutefois, le feuilleton judiciaire est loin de connaître son épilogue. La défense de Pape Malick Ndour a annoncé son intention d’introduire, dès ce jeudi, un recours contre la décision de placement sous mandat de dépôt. Les avocats de l’ancien ministre entendent user de toutes les voies de droit, la décision de la Chambre d’accusation étant susceptible de contestation.
Dans l’attente de l’issue de ce recours, l’affaire PRODAC continue d’alimenter le débat public, alors que la justice poursuit son travail dans un contexte particulièrement scruté par l’opinion.