EDUCATION : Moustapha Guirassy scelle un pacte de responsabilité avec la jeunesse scolaire

Dans un contexte marqué par de nombreuses grèves d’enseignants et des perturbations répétées du calendrier scolaire, ayant conduit dans certaines localités, notamment à Kédougou, à des refus de participation des élèves aux compositions, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a tenu un discours fort, lucide et rassembleur à l’endroit des présidents de gouvernements scolaires.

Loin de la confrontation et de la stigmatisation, le ministre a choisi la voie du dialogue, de la responsabilité partagée et de la pédagogie. Face aux élèves, il a rappelé une vérité essentielle : malgré les difficultés du système, l’école demeure le socle fondamental de l’avenir individuel et collectif. « La jeunesse sénégalaise est une force. L’école est son socle », a-t-il affirmé, dans un message qui résonne comme un engagement réciproque entre l’institution scolaire et les apprenants.

Dans son intervention, Moustapha Guirassy a posé les bases d’un véritable pacte moral avec la jeunesse scolaire sénégalaise. Un pacte fondé sur la transparence, la responsabilité, l’engagement et l’action concrète. Il a invité les élèves à devenir des acteurs conscients du système éducatif, capables de dialoguer avec les chefs d’établissement, les inspections, les autorités éducatives et les institutions, non dans une logique de rupture, mais dans une dynamique de construction.

Reconnaissant l’impact réel des grèves sur le vécu scolaire des élèves, le ministre n’a pas nié les frustrations ni les difficultés. Mais il a appelé à une posture responsable, rappelant que l’avenir académique et professionnel des apprenants ne doit pas être sacrifié sur l’autel des crises conjoncturelles. Pour lui, l’école ne peut être un champ de rupture, mais un espace de solutions.

Ce discours marque un tournant symbolique fort. Il repositionne les élèves comme des partenaires de la transformation éducative. À travers ce message, le ministre Guirassy propose une nouvelle relation entre l’État éducateur et la jeunesse : une relation fondée sur la confiance, la parole, l’engagement et la coresponsabilité.

Au-delà de Kédougou, ce pacte s’adresse à tous les élèves du Sénégal. Il porte une vision claire : construire un capital humain fort, conscient, engagé, capable non seulement de réussir scolairement, mais aussi de contribuer au développement du pays et à l’accompagnement des familles.

Dans un contexte, ce message apparaît comme un acte politique fort, mais surtout comme un acte humain. Un discours qui ne nie pas les difficultés, mais qui refuse qu’elles deviennent des fatalités. Un discours qui fait de la jeunesse non un problème à gérer, mais une solution à construire.