Dans une déclaration au ton particulièrement virulent, Moussa Niang, délégué national à la Vie politique de Guem Sa Bopp, s’en est pris frontalement au Premier ministre Ousmane Sonko et à son parti, les accusant d’avoir « troqué l’espoir du peuple contre une stratégie d’appauvrissement méthodique et de soumission sociale ».
Sous le titre évocateur de « J’accuse », il dénonce un pouvoir qui, selon lui, « sèvre les étudiants, ponctionne les enseignants et étrangle les Goorgoorlu sous un matraquage fiscal sans précédent ». Il fustige également ce qu’il qualifie de politique économique asphyxiante pour le commerce de proximité et le monde rural, évoquant une absence de vision agricole et une situation d’incertitude persistante pour les pêcheurs.
Moussa Niang reproche en outre au chef du gouvernement de privilégier « les meetings et les tournées politiques » au détriment, dit-il, des urgences nationales. Il parle d’« une gouvernance de la faillite », marquée par un endettement qu’il juge stérile, une baisse du pouvoir d’achat et une montée du chômage.
Dans son réquisitoire, le responsable politique alerte sur ce qu’il considère comme des signaux inquiétants pour l’économie nationale, notamment la dégradation de la notation souveraine et la méfiance des investisseurs. Selon lui, le pouvoir serait davantage préoccupé par l’échéance politique de 2029 que par la gestion des priorités immédiates.
« Le Sénégal ne se nourrit pas de slogans. Il exige une vision, du courage et des résultats », conclut-il, appelant à un changement de cap dans la conduite des affaires publiques.