PROPOS DE BARA NDIAYE CONTRE DIOMAYE : Des membres de « Diomaye Président » saisissent l’Assemblée nationale

Plusieurs partis et mouvements membres de la coalition Diomaye Président ont officiellement interpellé le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, à la suite des propos tenus par le député Cheikh Bara Ndiaye à l’endroit du président Bassirou Diomaye Faye lors de la séance parlementaire du 11 mars 2026. Ces organisations dénoncent des déclarations « graves et scandaleuses » et réclament des sanctions disciplinaires pour préserver la dignité des institutions de la République.

La polémique enfle autour des propos tenus par le député Cheikh Bara Ndiaye à l’Assemblée nationale. À la suite de ses déclarations visant le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, plusieurs partis et mouvements membres de la coalition Diomaye Président ont adressé des correspondances officielles au président de l’institution parlementaire, El Malick Ndiaye, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de dérive inacceptable au sein de l’hémicycle.

Dans ces lettres d’interpellation, ces organisations rappellent que l’Assemblée nationale constitue un espace de débat démocratique libre, mais qu’elle ne saurait en aucun cas devenir une tribune d’attaques portant atteinte à la dignité des institutions de la République et de ceux qui les incarnent. Elles estiment que les propos tenus le 11 mars 2026 par le député Bara Ndiaye à l’endroit du chef de l’État sont « particulièrement graves » et incompatibles avec les exigences de responsabilité, de retenue et de décence qui s’imposent à tout parlementaire.

Le parti AWALE, par la voix de son délégué général au pilotage, Samba Gueye, a ainsi demandé au président de l’Assemblée nationale de faire toute la lumière sur les faits et d’appliquer une sanction exemplaire conformément aux dispositions de l’article 88 du règlement intérieur de l’institution. La même démarche a été entreprise par plusieurs organisations politiques et citoyennes, dont l’Organisation Nationale Citoyenne (ONC), le Mouvement pour la Révolution Citoyenne, ainsi que le Mouvement pour l’Indépendance, le Mérite de l’Indépendance Mimi2024.

Dans leurs correspondances respectives, ces structures insistent sur la nécessité de préserver la dignité de l’institution parlementaire et de rappeler que l’immunité parlementaire ne saurait être interprétée comme un droit à l’invective ou à l’injure publique. Pour elles, le respect des institutions républicaines constitue une condition essentielle à la stabilité politique et à la consolidation de l’État de droit.

Certaines voix vont plus loin en appelant également les autorités judiciaires à se saisir de la question. Le président du mouvement AFCK, Dr Papa Ameth Ndiaye, estime notamment que ces déclarations dépassent le cadre d’un simple dérapage verbal et posent la question de la crédibilité des institutions. Selon lui, laisser de tels propos sans suite pourrait alimenter l’idée d’une justice à géométrie variable et créer un précédent dangereux pour la cohésion nationale.

Au moment où le débat politique s’intensifie autour de cette affaire, les regards se tournent désormais vers le président de l’Assemblée nationale, interpellé par plusieurs acteurs de la majorité présidentielle afin de prendre les mesures qu’ils jugent nécessaires pour préserver l’image et l’autorité des institutions de la République.