Monsieur Moustapha Guirassy, ancien directeur de campagne de la coalition Diomaye Président et actuel ministre de l’Education nationale a pris la parole pour dresser un premier bilan de la gouvernance du Président Bassirou Diomaye Faye après un an de mandat. Lors d’une émission, l’actuel ministre de l’Éducation nationale a livré une analyse approfondie des causes de cette victoire, soulignant que ce n’était pas simplement le triomphe d’un homme ou d’une équipe, mais celui d’un système de valeurs profondes qui nourrit les transformations en cours.
Selon Moustapha Guirassy, la victoire du Président Diomaye et du Premier ministre Ousmane Sonko dépasse le cadre politique traditionnel. Elle est celle d’un peuple, d’un engagement collectif vers un nouveau système de valeurs. Ce système se fonde sur des principes de générosité, d’éthique, de don de soi, de discipline, de civisme, et de travail acharné. Le ministre estime que la véritable rupture, la transformation profonde du pays, ne viendra que lorsque le peuple lui-même adoptera un changement de mentalité, ou « changement de logiciel ».
« C’est une victoire d’un nouveau système de valeurs en action », a déclaré Guirassy, rappelant que ce projet politique repose sur un large soutien populaire. Il insiste sur l’importance d’accompagner cette dynamique par des patriotes porteurs de valeurs solides et inébranlables. Ce soutien se reflète non seulement dans les urnes mais aussi dans l’engagement quotidien des citoyens à œuvrer pour le bien-être collectif.
Le ministre a également rappelé que cette victoire n’est pas celle d’un seul individu ou d’un seul parti, mais celle de toute une nation qui, à travers des sacrifices considérables, a permis à la République de renouer avec ses valeurs fondamentales et de retrouver la paix. « C’est grâce à ce grand peuple que nous avons pu avancer », a-t-il affirmé avec gratitude, soulignant que les attentes de la population ne sont pas seulement économiques, mais aussi liées à des questions de souveraineté et de valeurs sociales fondamentales.
Moustapha Guirassy a par ailleurs évoqué le combat mené entre deux systèmes de valeurs opposés : d’un côté un système basé sur des principes de générosité et d’abnégation, incarné par des leaders comme Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, et de l’autre, un système centré sur l’argent et les intérêts personnels, un modèle qu’il juge déconnecté des réalités profondes du peuple. Ce combat n’était pas seulement politique, mais avant tout idéologique, et il a conduit à la victoire du système de valeurs prôné par le nouveau gouvernement.
Le ministre a conclu en insistant sur la nécessité de maintenir ce cap. Selon lui, la transformation profonde du Sénégal ne pourra se réaliser que si les dirigeants et le peuple restent fidèles à ces valeurs. « Si nous restons ancrés dans ces principes, nous ne décevrons jamais », a-t-il affirmé. Pour lui, le Sénégal ne pourra véritablement se transformer qu’à travers la poursuite de ce changement de mentalité, porteur d’une nouvelle vision du pays, basée sur des valeurs solides et partagées par tous.
« L’éducation, clé de la souveraineté et du développement du Sénégal »
Moustapha Guirassy, ministre de l’Éducation nationale, a affirmé que les Sénégalais ont démontré une maturité politique en choisissant de soutenir des idées qui résonnent profondément avec leurs aspirations. Selon lui, ce n’est pas l’argent qui a motivé l’engagement des citoyens, mais des idées fortes et pertinentes sur des questions qui les touchent directement. « Il y a quelque chose qui est en train de se passer en Afrique, notamment au Mali, au Niger, et au Sénégal. Bien que les réactions des pays soient différentes, un dénominateur commun émerge : la volonté de souveraineté », a-t-il déclaré.
Pour Guirassy, l’éducation sera l’élément central dans la construction de cette souveraineté. Il met en avant la nécessité de bâtir une société apprenante, capable de tirer des leçons de son passé et de ses défis. « Il faut qu’on s’éduque non seulement des trois dernières années, mais aussi des périodes précédentes, y compris avant les indépendances. Comme dans ces pays émergents qui ont réussi à discipliner leurs nations, nous devons repenser notre rapport au travail, à l’autre, et à l’honnêteté. Le Japon, par exemple, s’est relevé grâce aux valeurs », a-t-il ajouté.
L’un des principaux défis, selon lui, reste le manque de discipline, de civisme et de patriotisme, des valeurs essentielles pour la transformation du Sénégal et du continent. Guirassy a souligné que la maturité politique et le soutien populaire à l’approche du Président Bassirou Diomaye Faye repose sur la conviction que des changements profonds sont possibles grâce à un retour aux valeurs fondamentales.
Le ministre a aussi abordé le bilan de la première année de gouvernance, mettant en lumière l’attention particulière accordée à l’éducation. « En un an, le chef de l’État et le gouvernement ont accordé une place stratégique à l’éducation, comme le montre le discours du chef du gouvernement lors du concours général, où il a parlé de la souveraineté de l’école et de la nécessité de décoloniser nos programmes », a-t-il rappelé. Parmi les réformes, il a cité la place des daaras, la réforme des statuts des enseignants, ainsi que l’introduction de l’intelligence artificielle et du numérique dans l’enseignement supérieur.
Le ministre a également évoqué la signature de plusieurs conventions, notamment celle avec les forces armées dans le cadre de la politique de l’« armée-nation ». « Nous avons déjà formé 2000 enseignants en ligne et recruté 2000 autres pour renforcer l’enseignement », a-t-il précisé. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision à long terme pour faire de l’éducation le socle de la transformation du pays.
En conclusion, Moustapha Guirassy a exprimé l’espoir que, dans dix à quinze ans, le Sénégal puisse produire des citoyens pleinement engagés, compétents et responsables, capables de contribuer à la construction d’un pays souverain et prospère. L’éducation, selon lui, est la clé pour atteindre cet objectif.
PMF