C’est dans cet esprit de dialogue et de responsabilité que le parti NIITE — Nation Indépendante, Intègre, Travailleuse et Engagée — élève la voix, fidèle à ses convictions républicaines et patriotiques.
L’année 2025 marque l’an I d’une alternance politique générationnelle. Hélas, au lieu de renforcer l’espérance née des urnes, elle commence à raviver le désespoir chez nombre de nos compatriotes.
Une situation socio-économique inquiétante
Depuis votre élection à la magistrature suprême en mars 2024, remportée avec plus de 54 % des suffrages exprimés, notre pays traverse une conjoncture économique et sociale des plus difficiles.
Nous constatons une baisse notable du pouvoir d’achat des ménages, conséquence directe de la flambée des prix des denrées de première nécessité : huile, sucre, lait, eau, électricité, etc. Certes, des mesures de baisse de prix ont été annoncées, estimées à une cinquantaine de milliards de francs CFA. Mais ne valait-il pas mieux injecter cette manne dans des secteurs structurants, comme l’agriculture ?
Par ailleurs, que sont devenues les bourses familiales, qui constituaient un filet de sécurité pour de nombreuses familles vulnérables ?
Une jeunesse désillusionnée
Sur le plan de l’emploi, nous saluons vos déclarations volontaristes, notamment lors de votre discours à la Nation du 3 avril 2024. Toutefois, dans les faits, le chômage des jeunes s’accentue. Chaque jour, nos jeunes bravent les océans, portés par le mirage d’un avenir meilleur en Europe. L’option actuelle de « migration circulaire » apparaît davantage comme une stratégie d’exportation du désespoir que comme une solution durable.
Pire encore, de nombreux agents publics ont été licenciés dans des structures névralgiques telles que le Port Autonome de Dakar, l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, la LONASE, la Poste, la CDC, la CSA, la Police, etc.
Dans le secteur privé, la situation n’est guère plus reluisante : ralentissement d’activité, fermetures d’entreprises et vague de licenciements nourrissent le climat d’incertitude.
Éducation, santé et climat social en tension
Les secteurs de la santé et de l’éducation, déjà fragilisés, continuent d’être secoués par les revendications des syndicats, qui réclament de meilleures conditions de vie et de travail, comme stipulé dans des plateformes signées depuis des années.
Ces tensions sociales, si elles ne sont pas rapidement désamorcées, risquent d’aggraver une situation déjà délétère.
Libertés, justice et gouvernance
Nous militons pour une liberté d’expression totale, portée par une presse plurielle et responsable, socle de toute démocratie solide. Restreindre cette liberté revient à affaiblir notre démocratie. Comment justifier que nos compatriotes de la diaspora puissent s’exprimer librement, pendant que ceux vivant au Sénégal craignent la censure ou les représailles ?
Un gouvernement doit remettre les choses à l’endroit, non les inverser.
Nous saluons votre appel au dialogue national autour du système politique, survenu après les Assises de la Justice. Mais où en sont les Assises sur les questions économiques et sociales ? Le développement ne peut être pensé sans la participation active de tous les acteurs politiques, y compris ceux que l’on qualifie de « petits partis », tels que le nôtre, souvent ignorés malgré leur reconnaissance officielle.
Une rupture encore attendue
Sur le front de la justice, nous espérions une véritable rupture. Or, ce que nous constatons, c’est un duel stérile entre le fort et le plus fort. La justice ne doit pas être un instrument de vengeance entre vainqueurs et vaincus. Nous sommes favorables à la reddition des comptes, mais nous refusons tout règlement de comptes.
Préserver nos acquis démocratiques
Le Sénégal a toujours été cité en exemple pour ses alternances pacifiques. Faut-il remettre en cause cet héritage envié par tant d’autres pays africains ?
Vous avez hérité d’un pays stable. À vous de le faire prospérer en rassemblant toutes les énergies de la nation. Le travail doit redevenir un culte. Le slogan du Président Abdoulaye Wade — « Travailler, beaucoup travailler, encore travailler, toujours travailler » — doit être réactualisé à travers une politique volontariste de développement agricole et industriel.
La jeunesse sénégalaise est prête. Il ne lui manque qu’un cap clair et mobilisateur. Vous avez reçu la bénédiction du peuple. Tracez la voie, et cette jeunesse suivra.
Un appel à l’unité et à la responsabilité
Ne laissez pas les Sénégalais penser que le calvaire vécu de 2012 à 2024 était préférable à l’espoir né de votre élection. Ce serait un terrible aveu d’échec.
Le développement du Sénégal n’est pas un luxe. C’est une nécessité absolue. Et cette solution doit être sénégalaise, nourrie de nos valeurs, de nos ressources et de nos talents.
Le Parti NIITE, fidèle à sa ligne, appelle la jeunesse à transformer son énergie en moteur de développement. Oublions notre passé colonial, et œuvrons à une remontada économique et sociale spectaculaire. « Kheuy fepp, liguèy lepp » : tout est possible.
Pour une gouvernance sobre et efficace
Nous ne voulons pas d’un gouvernement producteur de contenus médiatiques mais d’un gouvernement au service des citoyens, engagé dans la résolution des préoccupations concrètes des Sénégalais.
Monsieur le Président, vous avez été choisi par Dieu et par le peuple. Tenez vos promesses. Le peuple ne saurait être déçu deux fois.
Les erreurs peuvent être pardonnées, mais lorsqu’elles se répètent, elles deviennent une posture. Évitons la haine et le mépris, véritables cancers des nations.
Nous avons une dette morale envers notre jeunesse. Nous n’avons pas le droit à l’erreur.
C’est pourquoi nous lançons un appel pressant aux intellectuels sénégalais : ne vous taisez plus. Le drame d’une nation commence souvent par le silence de ses élites.
Parti NIITE – Lampou Askanwi
📧 niitelampouaskanwi@gmail.com
Tel: 76 682 91 30 – 77 913 72 27