Le duo Sonko-Diomaye va-t-il résister à l’épreuve du pouvoir? C’est la question que se posent les Sénégalais après la sortie du Premier ministre.
Au sommet de l’État, la discorde semble désormais en cours entre le président du PASTEF, Ousmane Sonko, et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Les signes de cette rupture sont devenus évidents, notamment à travers les sorties musclées du chef du parti Pastef qui n’épargne plus son « jumeau » politique.
Va-t-on du duo au duel ?
Beaucoup l’anticipent déjà, d’autant que certains cercles au sein du Palais, conseillers, stratèges, et « faucons » semblent œuvrer depuis longtemps pour un « affranchissement » de Diomaye Faye vis-à-vis de son mentor de parti. Ces partisans d’une rupture entre le chef du parti et le Chef de l’Etat, parfois qualifiés de « kulunas politiques », veulent voir le président tracer sa propre voie, loin de l’ombre tutélaire de Sonko.
Les raisons de cette tension sont multiples et complexes, mais le pouvoir, ses privilèges et ses réseaux d’influence semblent en être les ressorts principaux. Selon plusieurs sources bien introduites, des désaccords sont également apparus autour de l’implication de l’entourage familial du président, notamment ses épouses. L’une d’elles serait, selon certaines rumeurs, attirée par les paillettes et la lumière médiatique, ce qui n’aurait pas été du goût de tout le monde.
Le torchon brûle donc entre les deux hommes qui, il n’y a pas si longtemps, affichaient une complicité sans faille. Mais les adversaires, hommes d’affaires, dignitaires religieux, politiciens, et hauts fonctionnaires qui voient d’un mauvais œil l’influence de Sonko, pourraient avoir gain de cause. La coalition informelle qui œuvre à la séparation du tandem « Sonko moy Diomaye » gagne en efficacité et en visibilité.
Au point qu’un scénario « d’émancipation politique » de Diomaye Faye est aujourd’hui sérieusement évoqué, bien que rarement assumé publiquement. Certains ministres et directeurs généraux, autrefois proches de Sonko, commencent d’ailleurs à changer de posture et à jouer sur les deux tableaux.
Affaire à suivre…