Le ministère de l’Éducation nationale a réagi ce mardi aux incidents signalés lors du premier tour du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) 2025. Des cas de fuites isolées ont été recensés dans six académies sur les seize que compte le pays. Malgré leur gravité, ces incidents n’ont pas compromis l’organisation générale de l’examen, ni entaché la crédibilité des résultats.
Des incidents maîtrisés dès les premiers signaux
Dès les premiers signalements, les autorités académiques ont exclu immédiatement les candidats impliqués des centres d’examen concernés. Le ministère s’est félicité de la vigilance et de la réactivité de ses services déconcentrés, ainsi que du professionnalisme des encadreurs et superviseurs sur le terrain.
« Tous les candidats concernés ont été exclus des centres d’examens. Ces actes, bien que graves, n’ont pas affecté la gestion globale du BFEM », a tenu à rassurer le ministère dans un communiqué.
Des chiffres qui contredisent l’idée d’un avantage frauduleux
Les données disponibles confirment que les centres touchés par les fuites n’ont pas enregistré de résultats supérieurs à la moyenne nationale. Bien au contraire, les taux de réussite y sont inférieurs ou équivalents à la moyenne nationale provisoire, fixée à 44%, en progression par rapport aux 39,45% de l’année précédente.
Parmi les centres concernés :
• Louga (Centre Modou Awa Balla Mbacké) : 17 cas signalés, taux d’admission de 18,56% ;
• Kaolack (Centre Hermann Meiner) : 28 cas, taux d’admission de 14%, le plus faible de l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) locale (42%) ;
• Pikine-Guédiawaye (Centre Ndiawar Diagne) : taux de 7% au jury 1 et 16% au jury 2.
Ces chiffres viennent invalider toute hypothèse d’un bénéfice indu par les candidats impliqués dans les tentatives de fraude.
Une condamnation ferme et des mesures pour l’avenir
Le ministère de l’Éducation nationale condamne avec fermeté ces actes qui, selon ses mots, « portent atteinte à l’intégrité du système éducatif et sapent la confiance dans celui-ci ».
En attendant les conclusions des enquêtes judiciaires ouvertes sur les cas identifiés, les autorités ministérielles appellent à une mobilisation collective. Parents, encadreurs, responsables administratifs, syndicats et partenaires éducatifs sont invités à se joindre à l’effort de préservation de la crédibilité des examens scolaires.
Le ministère a également annoncé que des mesures structurelles de sécurisation seront renforcées dès les prochaines sessions, notamment à travers un encadrement renforcé des outils technologiques et une réflexion nationale sur les stratégies de lutte contre la fraude.
« Nous devons, en tant que société éducative, réfléchir collectivement aux conditions nécessaires à la sécurisation durable de notre système d’évaluation », a déclaré le ministère.
Encouragements aux élèves et message d’espoir
Le ministère a félicité les candidats admis au premier tour et a adressé ses encouragements aux admissibles, invités à se présenter au second tour prévu le mercredi 23 juillet 2025.
Ce message d’espoir conclut une posture claire du ministère : faire de l’évaluation scolaire un outil de promotion de la transparence, de l’équité et de l’excellence, afin de redorer l’image du système éducatif sénégalais aux niveaux national et international.
Par Sadio FATY