Au Sénégal aujourd’hui, plusieurs opposants sont incarcérés pour avoir critiqué le Premier ministre Ousmane Sonko. Certains évoquent des propos insultants, mais il convient de rappeler que Sonko lui-même n’a jamais été condamné pour insultes. Combien de fois, en effet, a-t-il publiquement attaqué le président Macky Sall et sa famille politique sans jamais faire face à une telle sanction ?
Il est important de souligner qu’Ousmane Sonko a été poursuivi en justice suite à une accusation de viol portée par Adji Sarr, et condamné pour diffamation envers Mame Mbaye Niang. À cette époque, il menait une opposition virulente par la parole, tandis qu’aujourd’hui, il refuse toute forme de critique à son encontre.
Ce renversement de position est inacceptable. Le Sénégal est une démocratie où la liberté d’expression constitue un droit fondamental. Aucun dirigeant, même Premier ministre, ne doit empêcher les citoyens de porter un jugement, de formuler des critiques ou de dénoncer ses erreurs.
Je condamne également les propos récents du ministre Birame Souleye Diop, marqués par une arrogance déplacée. Un bon ministre doit faire preuve de retenue, de responsabilité et de respect. Servir la République ne consiste pas à alimenter des polémiques, mais à œuvrer concrètement pour l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.
S’agissant de Badara Gadiaga, sa détention est injustifiée. Sa libération ne saurait être un sujet de négociation. Il doit retrouver sa liberté immédiatement, n’ayant commis aucun acte justifiant son emprisonnement. Si cette injustice persiste, le peuple se lèvera et fera front.
Le peuple est la seule force légitime.
La vérité finit toujours par triompher.
Seule la lutte libère.
Cheikh Sow Le Républicain.