Réunie le dimanche 27 juillet, la coalition politique DJONE a exprimé, dans un communiqué rendu public, de vives inquiétudes face à la situation politique, sociale et institutionnelle actuelle du Sénégal. À travers la voix de son coordonnateur national, Mohamed Moustapha Diagne, la coalition dénonce une gouvernance qu’elle qualifie de « clivante » et « sans vision », portée par le régime de PASTEF.
Solidarité avec la presse et dénonciation des arrestations arbitraires
La coalition DJONE a tenu à marquer sa solidarité envers les journalistes, chroniqueurs et citoyens détenus, dénonçant des emprisonnements arbitraires contraires à l’État de droit. Elle se dit profondément préoccupée par la détérioration de la liberté d’opinion, pilier fondamental d’une démocratie saine.
Par ailleurs, DJONE déplore la suspension prolongée du fonds d’appui et de développement de la presse, ainsi que l’arrêt des conventions entre l’État et les médias, décisions qu’elle considère comme des manœuvres d’asphyxie politique et économique visant à museler la presse indépendante.
Une gouvernance jugée clivante et sans cap
Dans un ton ferme, la coalition accuse le gouvernement actuel d’être responsable des nombreux blocages constatés dans plusieurs secteurs clés. Selon DJONE, « la gouvernance PASTEF incarne une dérive belliqueuse et clivante, qui met en péril la réconciliation nationale et freine le décollage économique du pays. »
Le plan de redressement économique récemment annoncé est perçu par la coalition comme un simple artifice de communication : « un écran de fumée face à une crise née de l’incompétence, non de la conjoncture », peut-on lire dans le communiqué.
Appel à un sursaut présidentiel
La coalition DJONE interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye, l’exhortant à « habiter pleinement sa fonction » et à « recadrer la primature » pour éviter une crise institutionnelle. Elle lui recommande également de s’entourer de techniciens et d’experts qualifiés, ainsi que de soumettre ses projets à l’évaluation des bailleurs, plutôt que de s’enfermer dans ce qu’elle qualifie de « folklore médiatique ».
Silence des ministres et risques de dérapage
Enfin, la coalition appelle le chef de l’État à mettre en demeure les ministres et directeurs généraux qui brillent par leur silence sur leurs bilans de gestion, tout en multipliant les prises de parole inappropriées sur les réseaux sociaux.
« Le pays glisse dangereusement, et il est grand temps pour le président de la République d’agir, avant que l’irréparable ne se produise », conclut Mohamed Moustapha Diagne, coordinateur national de DJONE.