LUTTE CONTRE LA POLLUTION PLASTIQUE : Le METE mise sur les Marraines de l’Environnement

Le Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a organisé ce mardi un atelier de sensibilisation à l’intention de l’Association des Marraines de l’Environnement (AME). Cette initiative vise à renforcer l’application de la loi n°2020-04 du 08 janvier 2020, adoptée pour prévenir et réduire les impacts des produits plastiques sur l’environnement.
Une occasion pour le METE d’informer les marraines des dispositions clés de la loi plastique, des enjeux environnementaux liés à l’usage massif des plastiques, et des outils pour sensibiliser leurs communautés. L’objectif est de faire d’elles des relais puissants de l’action publique dans la lutte contre ce fléau.

Avec plus de 250 000 tonnes de déchets plastiques produites chaque année au Sénégal, dont seulement 12 % sont recyclées, la pollution plastique continue de menacer gravement les écosystèmes terrestres et marins. Les conséquences sont multiples : obstruction des canaux d’évacuation des eaux, inondations, contamination des sols, décimation de la faune aquatique, sans oublier les risques pour la santé humaine liés à l’émission de substances toxiques lors du brûlage des déchets.

Malgré la promulgation en 2015 d’une première loi interdisant les sachets plastiques de faible micronnage, les résultats se sont révélés insuffisants. D’où l’adoption, en 2020, d’un nouveau cadre législatif plus ambitieux. Mais quatre ans après, le « péril plastique » reste entier.

Conscient de la nécessité d’un ancrage communautaire fort pour faire appliquer efficacement la législation, le Ministre de l’Environnement, Pr Daouda Ngom, a misé sur les « badiénou gokh » devenues « marraines de l’environnement », figures respectées et influentes au cœur des communautés locales.

« Ce sont les badienou gokh de l’environnement, et elles ont un rôle crucial à jouer. Elles sont présentes dans les familles, les marchés, les structures de santé. Elles peuvent porter le message là où l’État ne peut pas toujours aller », a souligné le ministre Daouda Ngom.

Ce partenariat s’inscrit dans un projet de collaboration plus large, appuyé par le PNUD, avec un financement annoncé de 5 millions de dollars pour des solutions durables contre les déchets plastiques.

Mme Yacine Diop, présidente de l’AME, a réaffirmé la détermination de son organisation à se mobiliser :« Nous nous engageons avec le Ministère de l’Environnement pour contribuer à la lutte contre les sachets plastiques. En tant qu’actrices communautaires, nous comptons redynamiser notre démarche afin de combattre ce fléau. »

Au-delà de cette première étape, l’État ambitionne d’impliquer davantage la société civile dans la gouvernance environnementale. Cette rencontre marque un tournant dans l’implication des populations dans la mise en œuvre des politiques environnementales.

La lutte contre la pollution plastique ne saurait être gagnée sans une mobilisation de tous les acteurs. En confiant un rôle central aux marraines de l’environnement, le METE mise sur une approche de proximité et de sensibilisation communautaire pour faire respecter la loi et sauvegarder un environnement durable pour les générations futures.

PMF