Placé brièvement en garde à vue ce mardi par la Division des investigations criminelles (DIC), l’ancien directeur du bureau du Cadastre de Guédiawaye, Habib Niang, a été libéré en fin d’après-midi, aux environs de 17 heures. Alors que plusieurs sources ont évoqué un accord à l’amiable ayant conduit à sa remise en liberté, l’intéressé dément catégoriquement cette version.
Dans une déclaration faite après sa libération, Habib Niang balaie d’un revers de main toute idée d’arrangement financier, précisant que sa garde à vue serait plutôt liée à une affaire impliquant l’un de ses anciens agents aujourd’hui en fuite. Il souligne que les faits qui lui sont reprochés ne relèvent pas directement de sa responsabilité.
Pour rappel, M. Niang était cité dans une affaire présumée d’escroquerie foncière concernant la vente d’un terrain fictif. Selon des sources proches du dossier, la plainte déposée évoquait des manœuvres frauduleuses dans une opération immobilière douteuse.
D’autres sources avaient affirmé que, durant son audition, l’ex-directeur avait proposé un remboursement partiel, mais jugé insuffisant pour justifier une remise en liberté. Elles avancent également qu’un accord à l’amiable aurait été conclu plus tard dans la journée, ce qui aurait facilité sa libération. Une version que conteste fermement Habib Niang.
« Il n’a jamais été question d’un quelconque accord financier pour recouvrer ma liberté », a-t-il martelé, tout en attirant l’attention des autorités sur la disparition de son ex-collaborateur, qu’il considère comme le principal mis en cause dans cette affaire.
Cette nouvelle tournure remet en lumière les dysfonctionnements et les responsabilités dans la gestion du foncier, un domaine régulièrement secoué par des scandales et des litiges au Sénégal. L’enquête se poursuit du côté de la DIC, notamment pour retrouver le fonctionnaire en fuite.