Journée de l’Excellence 2025 : Une célébration ternie par une organisation défaillante

Journée de l’Excellence, censée honorer les meilleurs élèves du pays, s’est transformée en un événement frustrant pour de nombreux invités et parents de lauréats. La cérémonie, organisée pour récompenser les vainqueurs du Concours général, a été entachée par une série de dysfonctionnements logistiques et protocolaires, suscitant une vague d’indignation. Dès les premières heures de la matinée, la tension était palpable devant les grilles de la salle qui devait accueillir la cérémonie. Des centaines de personnes, bien au delà de la capacité d’accueil du lieu, se sont retrouvées massées devant l’entrée. Parmi elles, des parents d’élèves, des partenaires internationaux, des représentants d’institutions et même certains lauréats eux mêmes, contraints de patienter longuement, voire d’être refoulés. s’indigne une invité mais proche d’un ministre bloqué plus d’une heure sous le soleil. L’organisation a visiblement sous estimé l’affluence, sans prévoir de dispositif adapté pour canaliser la foule ni filtrer efficacement les entrées. Pire encore selon plusieurs témoignages concordants, la presse des invités de marque, y compris des représentants de partenaires internationaux, n’ont pas pu accéder à la salle. Un couac diplomatique embarrassant pour un événement qui se voulait une vitrine de l’excellence éducative sénégalaise. La cérémonie pourtant prestigieuse, a ainsi perdu de son éclat pour une partie des participants, transformant une journée de fierté en une expérience frustrante et, pour certains, humiliante. Cette désorganisation soulève des questions sur la gestion des grands événements officiels, surtout lorsqu’ils impliquent les jeunes talents du pays et l’image de l’école sénégalaise. Comment un tel dysfonctionnement a t’il pu se produire dans une manifestation aussi importante préparée depuis des semaines ?
En attendant une éventuelle réponse officielle du ministère de l’Éducation nationale, la Journée de l’Excellence 2025 laisse un goût amer à bien des participants venus célébrer le mérite et repartis avec le sentiment d’avoir été oubliés.

Ibrahima Faye