Commémoration de la journée nationale de l’arbre à Ziguinchor

Le lieutenant colonel Momar Sèye chef d’inspection régionale des Eaux et Forêts de Ziguinchor plaide pour que les populations s’engagent pour la protection des ressources forestières de la région.

La cérémonie a eu lieu ce Dimanche 03 Août 2025 édition 2025, à l’école publique Franco-Arabe de Kandialang dans la commune de Ziguinchor. Le thème retenu cette année est:’ Reboisement, souveraineté alimentaire et développement territorial durable », avec comme arbre parrains le manguier et le baobab.
Le lieutenant colonel Momar Sèye chef d’inspection régionale des Eaux et Forêts de Ziguinchor plaide pour que les populations s’engagent pour la protection des ressources forestières de la région. « Cet engagement est d’autant plus nécessaire que le patrimoine forestier de cette région constitue l’un des joyaux les plus précieux de cette nation. Véritablement sanctuaire de la biodiversité, ce patrimoine abrite une richesse écologique exceptionnelle qui fait la fierté du Sénégal. Il est également porteur d’une mémoire vivante et une identité culturelle. En effet ici en Casamance, la forêt n’est pas seulement un espace naturel, elle est un lieu de tradition de savoirs ancestraux et cohésion sociale. Elle a façonné l’âme et l’histoire de cette région tout en renforçant le soutien indéfectible entre l’homme et la nature. Pourtant aujourd’hui ce joyau est fragilisé par de multiples menaces qui mettent en péril son équilibre et son avenir », a t-il déclaré. Et de poursuivre que ces menaces prennent racines dans l’exploitation excessive et illégale des ressources. Les coupes anarchiques de bois appauvrissement chaque jour ces écosystèmes. A cela s’ajoutent les effets dévastateurs des changements climatiques qui ont pour noms la salinisation des terres , la modification des régimes des pluies, la montée des eaux qui bouleversent les cycles naturels. Et enfin les fragilités héritées du passé marquées par des décennies de conflits, qui ont affaibli les mécanismes de contrôles et de protection des forêts.
Il informe que les conséquences sont aujourd’hui visibles car elles se manifestent par la réduction du couvert forestier, la disparition d’espèces forestiers et animales, la dégradation des sols et l’affaiblissement des mangroves. C’est tout un équilibre naturel et social qui se trouve menacé. « Face à cette situation une mobilisation autour de la préservation du patrimoine naturel de la Casamance s’impose. Elle s’impose à chaque Sénégalais si nous voulons transmettre aux générations futures un héritage digne de ce que nous avons reçu. C’est pourquoi je lance un appel aux populations de la région, particulièrement à la jeunesse, plus déterminée, nous faisons de chaque arbre planté un symbole d’espoir. Ensemble faisons de la Casamance un modèle de conservation des ressources forestières pour le Sénégal », a t-il dit.

Le gouverneur adjoint Alsény Bangoura chargé du Développement a présidé cette cérémonie avant d’informer que la veille, au niveau de Niaguis, Adéane, Ziguinchor, Tendouck, Boukoutigho et Edioungou, on a pu mettre effectivement à terre 4620 plants. Et qu’en perspective il est prévu pour cette journée de mettre à terre 1473 plants à Kandialang, à Niaguis, à Nyassia, Ouonck, Thionk-Essyl, Diouloulou et au niveau du département d’Oussouye. Que ceci a été fait grâce à l’engagement infaillible et la volonté des Eaux et Forêts. « L’état du Sénégal sous l’impulsion des plus hautes autorités, place la transition écologique et la préservation des ressources naturelles au coeur de l’agenda national de transformation du Sénégal à l’horizon 2050. En effet ce référence politique publique met un accent particulier sur la promotion du développement durable et la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques, identifiés.C’est pourquoi dans une perspective de consolidation des options de l’état du Sénégal, en matière de conservation des écosystèmes forestiers le Président de la République Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye a indiqué lors du conseil des mines stres du 16 Juillet 2025, la nécessité d’adopter une culture nationale de promotion de l’arbre ». Et de préciser que si le choix des arbres parrains illustre la double vision et vocation environnementale et socio-économique du reboisement, le thème quant à lui vise à concilier écologie, autonomie alimentaire et cohésion territoriale, en mettant l’arbre au coeur d’une stratégie beaucoup plus résiliente en matière d’environnement et économie. Mais cependant les formations forestières de la région de Ziguinchor sont dans une dynamique régressive, marquée par une diminution progressive de leurs superficies. « Cette dynamique constitue une contrainte majeure pour la résilience environnementale pour la région. Elle menace les milieux naturels, l’agriculture et la sécurité alimentaire. Cette situation fragilisé à la fois l’économie locale, la cohésion sociale et l’équilibre écologique essentielle pour la stabilité du développement de notre belle région. Cette stabilité revêt une importance particulière dans notre région marquée par une histoire de tension et de reconstruction. Pour inverser cette tendance avec vous une action corrective et coordonnée impliquant toutes les couches de notre société est nécessaire. Celle-ci devra être menée à travers le renforcement du reboisement communautaire, la gestion participative des forêts, la lutte contre l’exploitation illégale du bois, la promotion d’alternatives économiques et la sensibilisation à l’éducation environnementale. Ensemble, agissons pour que ces initiatives nous permettent de renforcer la résilience de nos communautés. Et pour qu’elles puissent également nous permettre de soutenir un développement territorial durable. Grâce à un e plus grande capacité corrective à faire face aux défis économiques, environnementaux et sociaux. C’est pourquoi j’engage l’ensemble des collectivités territoriales, les services techniques, les OCB ainsi que les partenaires en étroite collaboration pour que la reforestation du couvert végétal de la région de Ziguinchor soit une responsabilité partagée », a conclu monsieur Alsény Bangoura gouverneur adjoint chargé du développement.

     Ibrahima GOUDIABY