6éme édition du camp de reboisement à Diembéreng: Le Ministre Daouda Ngom invite les autres conseils régionaux de la jeunesse à s’inspirer…

Le Ministre Daouda Ngom invite les autres conseils régionaux de la jeunesse à s’inspirer des initiatives du conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor

Le Professeur Daouda Ngom, Ministre en charge de l’Environnement et de la Transition Ecologique était à Diembéreng à la 6éme édition du camp de reboisement, initié par le conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor. Un camp dénommé « Camp Africain des Jeunes pour le reboisement, éducation environnementale et justice climatique ». C’est avec la participation de 150 jeunes venus de la Casamance, de la Guinée Bissau, des étrangers venus de la France et de la Suisse, un ensemble de jeunes du monde qui se sont regroupés à Diembéreng pendant une semaine pour planter et protéger ses côtes. Le thème de cette édition est : » Jeunesse africaine en action pour le climat: Reboisement, éducation et justice climatique face aux extrêmes ».
Une visite à Diembéreng qui entre dans le cadre de la caravane écologique initiée pour la campagne de reboisement 2025. Pour mobiliser le maximum de Sénégalais, autour des initiatives de reboisement. Mais également sensibiliser, informer sur l’importance des arbres et du reboisement.


Le Ministre Daouda Ngom a saisi l’opportunité pour encourager et féliciter le conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor pour cette activité de reboisement. « Je réitére mes félicitations et mes encouragements au conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor. Et demander aux autres conseils régionaux de la jeunesse de s’inspirer de cette initiative, pour organiser régulièrement des camps de reboisement, parce que l’arbre c’est notre assurance vie. C’est au niveau du littoral et tout le monde sait qu’à Diembéreng, nous avons une érosion côtière de très grande ampleur. Le littoral on a l’impression que c’est un cimetière de filaos parce que la bande de filaos qui protégeait a été dévastée par les vagues. C’est pourquoi je suis heureux de voir dans le cadre de ce camp avec l’appui du projet CEDAT, des technologies douces de lutte contre les érosions côtières sont utilisées notamment l’usage des épis maltés avec des matériaux locaux, avec la contribution des communautés locales », s’est-il réjoui. Et d’avancer que cela montre l’engagement de ces communautés pour la préservation de notre environnement avant d’encourager fortement ce genre d’initiative. » Parce qu’on doit pas tout attendre de l’état aussi », a t-il rappelé.


Le Ministre Daouda Ngom a tenu à préciser que les méthodes douces ne peuvent pas arrêter durablement la furie des vagues. Qu’elles permettent d’atténuer en attendant que dès que des ouvrages de lutte contre l’érosion côtière puissent être installés. « Et ça demande des moyens et c’est l’état qui peut souvent faire ça. Maintenant nous avons un programme où le littoral casamançais est inclu. Parce que le projet Waka n’intervenait pas dans cette zone, mais aujourd’hui nous sommes entrain de mettre en place un programme qui mettra en compte toutes cette zone de Diembéreng, de Kafountine et également des îles qui souffrent d’une très forte érosion côtière. Nous travaillons sur ça mais les programmes aussi prennent un peu de temps, nous espérons que dans les prochains mois on aura quelque chose de plus solide, pour lutter contre les érosions côtières dans cette zone de la Casamance », a t-il déclaré.
Selon Mamadou Talibé Diallo, président du conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor, l’objectif est de planter 10.000 arbres de filaos et 15.000 arbres de niawoulines, pour protéger les côtes de Diembéreng, menacées d’érosion. »Les terres cultivables, les terres sont menacés et nous avons pensé participer à la lutte contre l’érosion côtière par les mesures douces », a t-il rassuré.
Monsieur Mamadou Talibé Diallo tire un bilan très satisfait pour les 05 dernières années écoulées de reboisement. Il a également invité toute la jeunesse et tous les conseils départementaux à s’inspirer de leurs initiatives. « Nous avons beaucoup de filaos qui sont entrain de grandir, d’autres ont six ans d’autres trois ans. Nous sommes satisfaits c’est pourquoi nous venons très régulièrement pour en même temps faire le suivi, faire le regarnissage. Mais également planter de nouveaux site pour davantage étoffer. Parce que planter c’est permettre de garantir l’avenir, parce que c’est l’arbre qui garantit la vie. C’est pourquoi nous invitons toute la jeunesse sénégalaise à s’inspirer de nos actions. Mais également nous demandons aux conseils régionaux de la jeunesse également de faire la même chose », a t-il dit.
Comme initiative, le conseil régional de la jeunesse de Ziguinchor compte aller vers de nouveaux sites, pour le reboisement, le regarnissage des forêts classées casamançaises.

       Ibrahima GOUDIABY