Le Magal de Touba au cœur du monde : De la mémoire d’un homme à la conscience de l’humanité

Le mercredi 13 août 2025, le Sénégal et le monde entier ont vibré à l’unisson autour d’un événement d’une spiritualité d’une dimension exceptionnelle : le Magal de Touba. En ce 18 Safar, les prières ont résonné bien au-delà des frontières de la ville sainte de Touba et du Sénégal.

En France, la Fédération des Dahiras de Paris a appelé à la mobilisation autour des enseignements du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, en organisant cette commémoration.

Ce fut un « Magal Yallah » à Paris, un hommage vibrant au serviteur du Prophète (PSL).
Pour l’occasion, les Mourides d’Île-de-France et d’ailleurs se sont retrouvés à Touba Sarcelles, pour rendre grâce à Dieu au nom de Cheikhoul Khadim.
Chaque 18 safar, les Mourides de Paris commémorent avec ferveur le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba en 1895.
Imposé par l’administration coloniale, son exil était destiné à l’éloigner de son peuple, de sa terre, de son influence et de l’islam. Mais là où l’histoire voulait lui infliger un oubli total, une disparition lointaine, un rejet national, Cheikhoul Khadim fit naître la lumière. Sans jamais se plaindre, il transforma cette épreuve en élévation vers l’Unique, érigeant le Magal en un moment de reconnaissance envers Dieu.
L’exil fut vécu comme un acte de soumission totale à Dieu, porté par la prière, la patience et la certitude des récompenses divines.
Le Magal est ainsi devenu le symbole vivant d’une foi inébranlable, d’un engagement sans compromis, et d’une œuvre spirituelle qui transcende le temps et l’espace. C’est un serment renouvelé à l’endroit des fidèles de Serigne Bamba.

18 Safar respecté et célèbré par des talibés vivant à Paris.

A Paris, le programme était dense et les activités ont commencé à 9 heures du matin avec des « Drouss », « Kourels », conférences, des prières collectives,
Des « Berndés » ont été gracieusement servis et le Magal a illuminé les cœurs jusqu’à l’aube, l’heure de prière du Fajr.
Le Magal, dans la Diaspora, c’est une commémoration religieuse, mais aussi un lien vivant avec Touba, une manière de transmettre des valeurs du Mouridisme : service et amour du Prophète Muhammad (PSL), savoir, discipline, travail, citoyenneté.
L’organisation du Magal a montré la puissance universelle du message de Serigne Touba. Le Magal dans la diaspora est un acte de fidélité, mais aussi un engagement pour l’avenir.
L’exil avait pour but d’effacer Cheikh Ahmadou Bamba de l’histoire. Le Magal en a fait un immortel dans nos cœurs.

Serigne Bamba demeure l’acteur de son action et l’auteur de son verbe et au travers du Magal, il continue de guider les consciences, partout dans le monde.

Le Magal est un patrimoine national qui se veut international.

AlhamdoulilAh au nom de Serigne Bamba, partout où vit une âme habitée par le bonheur Khadimique.

Thierno Dieng