Il s’agit du mouvement Vision Citoyenne, de l’ONA2J, et de FRAPP. Les responsables l’ont annoncé à la presse le Mercredi 20 Août 2025. Selon Madia Diop Sané, coordonnateur national du mouvement Vision Citoyenne, le Procureur a instruit le dossier et tous les trois coordonnateurs de Vision Citoyenne, ONA2J, FRAPP ont été auditionnés au niveau de la section de recherche de la brigade de gendarmerie de Ziguinchor.
« Nous demandons des documents qui leur donnent le droit d’occuper le littoral au détriment des populations »
Dixit Madia Diop Sané, « une plainte qui vise à demander à tous ceux qui occupent le littoral de l’autre côté, à fournir des documents attestant leur propriété ou leur droit de construire des bâtisses Le domaine fluvial et maritime est un domaine inaliénable. C’est un domaine qui ne doit pas faire l’objet de vente. Et malheureusement des entreprises se sont installées tout au long, et nous empêchent même de voir les brises de mer. Cette chaleur que nous vivons aujourd’hui, nous devions avoir la latitude d’aller au bord. Evidemment si nous avions eu une mairie qui était compétente, un conseil départemental qui savait pourquoi il a été élu, peut-être que cette zone là allait être aménagé, pour permettre aux Ziguinchorois, ne serait-ce que d’avoir une plage artificielle. Pour ne pas aller au Cap-Skiring pour bénéficier de tout ce que la mer peut offrir. Mais malheureusement nous avons vu des gens s’implanter et depuis des années ».
« Nous avons pris toutes nos responsabilités, nous savons que cette enquête va durer mais nous avons tout le temps »
Il poursuit : »Parce que nous parlons au nom du peuple et nous sommes la voix des sans voix. Et nous savons que beaucoup de Ziguinchorois sont entrain de se lamenter dans leurs salons ou dans les grands-places parce que des gens on ne sait de quel pouvoir ils jouissent se sont implantés tout au long du domaine fluvial et maritime. Ce que nous attendons et ce que nous demandons au bon Dieu c’est d’avoir la santé et une longue vie pour suivre cette affaire-là jusqu’au bout. Parce que nous savons que si cette affaire est suivie jusqu’au bout, les gens vont entendre parler. Parce des gens ne jouissent d’aucun droit pour construire des bâtisses là-bas. Ils n’ont qu’à montrer leurs dossiers c’est ce que nous attendons. En tout cas nous n’avons pas d’avocat, mais nous savons que ces occupants du littoral peuvent en disposer. Le seul avocat que nous avons c’est Dieu qui a dit dans le Coran, qu’il s’appelle la vérité ».
« Nous voulons dans cette affaire que toute la vérité soit faite »
A martelé Madia Diop Sané au nom des trois structures : »Pour que l’on sache ces gens-là ils bénéficient de quels documents qui les ont permis de s’implanter sur ce site. S’ils ont des documents c’est pour qu’elle durée. Vous avez vu des entreprises ou des gens qui sont là-bas depuis belle lurette. Et certains d’entre vous pensent que c’est leur domaine. Non ça ne doit aucunement constituer leur domaine, ils n’ont qu’à donner les papiers, fournir les documents qui attestent qu’ils ont le droit même de construire des bâtisses et de construire en dure. Et nous avons le temps nous avons porté plainte et les journalistes n’ont qu’à aller chercher des informations auprès de ces gens. Parce que le dossier est instruit et nous avons été auditionnés et nous savons qu’ils seront auditionnés et nous attendons à une suite », a t-il conclu.
Ibrahima GOUDIABY