La récente élection à la mairie de Dakar a mis en lumière les conséquences politiques de la séparation entre Barthélemy Dias et son ancien mentor, Khalifa Sall. La victoire d’Abass Fall, candidat de Pastef, avec 49 voix sur 88 votants, illustre parfaitement l’impact de cette division au sein de l’opposition municipale.
Initialement, Taxawu disposait de 32 conseillers, contre seulement 12 pour Pastef. Mais la scission entre Barthélemy Dias et Khalifa Sall, ainsi que la participation partielle de ce dernier et de son camp, a largement facilité le succès du candidat pastefiste. Barthélemy Dias avait boycotté le scrutin, après avoir introduit un recours qui a finalement été rejeté. De son côté, Khalifa Sall a soutenu Ngoné Mbengue, arrivée deuxième avec 30 voix.
Lors de sa dernière sortie médiatique, Barthélemy Dias a averti que tous ceux qui participeraient à l’élection seraient considérés comme complices. Cette posture confirme la rupture entre les deux figures politiques et souligne une perte stratégique pour les deux camps, qui peinent désormais à présenter un front uni face à Pastef dans la capitale.
Cette élection marque donc un tournant dans la vie politique dakaroise, illustrant à la fois les fractures au sein de l’opposition et la montée en puissance de Pastef dans la ville.